Maître Sylvie Plourde s’éteint

  • Publié le 16 févr. 2024 (Mis à jour le 22 mai 2025)
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Martin Dumont

De par la nature de ses fonctions, Me Sylvie Plourde a joué un rôle important dans la vie de beaucoup de familles des Laurentides. En près de 50 ans de pratique, c’est plus de 30 000 transactions qui sont passées entre ses mains. Pourtant, quand on évoque son souvenir c’est surtout par sa générosité et sa propension à aider les autres qu’elle restera dans les mémoires.

Du Saguenay aux Laurentides

Sylvie Plourde a grandi au Saguenay-Lac-Saint-Jean dans la région Métabetchouan où sa famille est enracinée. Inspirée par un père notaire et une mère indépendante, elle s’intéresse au droit et au notariat, domaine presque exclusivement réservé aux hommes. « On ne voulait pas de femmes dans la profession à cette époque-là. Il n’y avait pas de chemin pavé vers la réussite pour elle, il lui a fallu faire sa place », soutient le fils de Sylvie Plourde, Olivier Bergeron qui a rejoint l’étude de sa mère 2014.

Reçue à l’ordre des Notaires en 1975, elle vient en vacances dans les Laurentides et tombe en amour avec la région où elle fonde une étude de notaire à Sainte-Agathe-des-Monts. Elle y exercera sa profession pendant 49 ans, sa notoriété grandissant principalement par le bouche-à-oreille. « Un de ses problèmes, c’est qu’elle avait de la difficulté à dire non. Elle était très présente pour sa clientèle. Ses employés lui étaient aussi très fidèles. Elle avait le cœur sur la main », indique Olivier Bergeron.

Lourde perte pour la communauté

Au fil des années, Me Plourde a également été membre du conseil municipal de la Ville de Sainte-Agathe, impliquée à la commission scolaire des Laurentides et elle a aussi été passionnée de politique, sans jamais chercher à mettre de l’avant ses allégeances. « Des personnes très influentes ont fait un détour par Sainte-Agathe pour faire affaire avec ma mère, ce n’est pas banal », commente Olivier Bergeron.

Tenue par le secret de la confidentialité, les gens se confiaient naturellement à elle. « Mais elle avait beaucoup de difficulté à se confier aux autres. Pour savoir ce qu’elle voulait vraiment, il fallait aller chercher l’information », témoigne Olivier Bergeron.

Discrète de nature, Sylvie Plourde aura embrassé avec passion tout ce qui exigeait la profession de notaire. Entière dans son travail, la vie de famille était très importante pour elle. « Ma mère a toujours placé son travail en priorité. Mais quand elle était avec nous, elle était très présente. Quand nous avions besoin d’elle, elle était-là », indique Olivier Bergeron.

Sylvie Plourde en compagnie de ses fils Olivier (à gauche) et Frédéric Bergeron.
Photo-gracieuseté

Un départ serein

S’étant occupée de ses tantes malades qui ont eu une fin de vie difficile, Sylvie Plourde ne voulait pas passer les derniers moments de sa vie affaiblie par les traitements quand on lui a diagnostiqué un cancer du côlon de stade 4. Elle a plutôt consacré ses dernières énergies à faire de l’ordre dans sa vie.

« De son vivant, elle a réglé toutes ses choses. Elle est partie en faisant plaisir aux gens qu’elle aimait. On était sa fierté. De nous voir heureux, elle était sereine avec ça », conclut Olivier Bergeron.

 

 

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