Le pickleball, victime de sa popularité

  • Publié le 5 mai 2025 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes


Depuis le 1er mai, seuls les détenteurs des cartes « Accès » et « Expérience » pourront avoir accès aux séances de pickleball libre et aux réservations de courts.

Seuls les résidents de Mont-Tremblant et ceux habitant une municipalité qui a conclu une entente intermunicipale, soit Amherst, Brébeuf, La Conception, Lac-Supérieur, Mont-Blanc et Montcalm ont le droit de jouer au pickleball au Centre sportif de Mont-Tremblant. Les joueurs de Saint-Agathe, Saint-Jérôme, Val-Morin, Val-David et plusieurs autres municipalités se voient exclus.

Stéphane Brière de la Fédération québécoise de pickleball a observé le nombre de membres de sa fédération exploser au cours des dernières années. « On était à 2500 membres en 2022 et on estime qu’à la fin de 2025, on sera rendu à plus de 18 000 », souligne M. Brière. Et ce ne sont que les membres… la majorité des gens qui pratiquent ce sport ne sont pas fédérés. « C’est le défi de toutes les fédérations, d’essayer de rejoindre les joueurs et les faire adhérer. On estime qu’il y aurait environ 75 000 personnes qui jouent au pickleball régulièrement et qui ne sont pas membres de la fédération », ajoute-t-il.

C’est un sport en plein essor et Mont-Tremblant ne fait pas exception. Le Centre sportif de Mont-Tremblant met à la disposition des joueurs deux gymnases qui comptent 3 courts chacun. Le pickleball se joue généralement en équipe de deux. Le Centre peut donc accueillir 24 joueurs qui peuvent jouer simultanément. Lors de séance de pickleball libre, les joueurs jouent à tour de rôle. On retrouve souvent plus que 24 joueurs sur les liens, quand une équipe termine une joute, elle cède sa place aux autres joueurs qui sont en attente. Tout est mis en place pour que la rotation s’effectue de façon fluide.

 

« C’est dommage pour les gens qui venaient de petits villages, comme Huberdeau ou Arundel, là où il n’y a pas de lieu intérieur pour y jouer, ces gens se voient privés de pratiquer leur sport favori. »

Chantal Labbé

 

Le secret le moins bien gardé des Laurentides

Selon certains joueurs, lors des derniers mois, et particulièrement pendant la période des Fêtes, un nombre record d’amateurs se sont présentés. « Il y avait tellement de monde que ça débordait dans le corridor. Les bacs dans lesquels on dépose nos pagaies lorsqu’on est en attente de jouer étaient pleins, il fallait mettre nos pagaies sur le sol », relate Chantal Labbé, joueuse de pickleball depuis 8 mois. Elle comprend la décision de la Ville de Mont-Tremblant, mais elle émet certaines réserves. « On voyait que ça venait de partout, de Sainte-Agathe, de Saint-Jérôme, entre autres. Et ces villes offrent des installations à leurs citoyens. C’est dommage pour les gens qui venaient de petits villages, comme Huberdeau ou Arundel, là où il n’y a pas de lieu intérieur pour y jouer, ces gens se voient privés de pratiquer leur sport favori », ajoute-t-elle.

Une décision « déplorable »

Pour Philippe Marino, résident de Nominingue où il n’y a aucune installation de pickleball, cette décision est déplorable. « Je ne crois pas que l’affluence va changer tant que ça, les joueurs issus de municipalités autres que Mont-Tremblant et celles qui ont une entente étaient vraiment minoritaires. »

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