Du rêve à la réalité en 24 images par seconde

  • Publié le 21 oct. 2022 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

D’aussi loin qu’elle se souvienne, la résidente de Mont-Tremblant a toujours voulu faire du cinéma d’animation. L’artiste s’est d’abord intéressée à la photographie et à la sculpture, mais comme si quelque chose lui manquait, elle ressentait le besoin d’explorer.

Passion spontanée

Son rêve se concrétise en 2017, lorsqu’elle participe à un concours qui l’amène à produire un film d’une minute pour illustrer une pièce de l’album d’un musicien californien. À sa première expérience, Catherine remporte le concours. « J’ai eu la piqure ! Le cinéma intègre le mouvement et le rythme de l’image, ça me permet de donner plus de texture à ce que je faisais déjà ».

 

L’artiste utilise plusieurs techniques pour donner de la profondeur à l’image en mouvement ( photo-gracieuseté)

Peaufinant sa propre démarche cinématographique, l’artiste combine plusieurs techniques comme la gravure, le dessin, la peinture, la photographique et l’art numérique pour créer une œuvre artistique en mouvement. Pour chaque seconde de film, elle doit produire 24 œuvres artistiques qui se combinent pour donner de la profondeur à l’image. Le projet qu’elle compte réaliser à l’Atelier de l’île est une séquence expérimentale.

(photo-gracieuseté)

Connexion avec l’univers

C’est en se replongeant dans un souvenir qu’elle ressent sa principale source d’inspiration pour son projet. À la limite du rêve, une scène de son enfance où elle a ressenti une première réelle connexion avec l’univers s’impose en trame de fond, « Ce projet, c’est un peu un retour sur l’enfance […] Ça parle de cycles, de répétitions. Je pars de 13 planètes, je parle des 13 premières années de ma vie […] mais aussi 13 moments où on prend conscience de l’univers […] Pour moi le rêve et l’imaginaire, c’est important, c’est une façon de rester connectée à la réalité », raconte l’artiste.

Résidence enrichissante

L’Atelier de l’île est un centre d’artistes auto géré où les membres utilisent l’atelier à des fins de créations et de développement. L’Atelier s’est aussi donné comme mandat de développer le médium imprimé. Pour ce faire, il soutient aussi la recherche à travers des programmes de résidences. « On veut aussi amener des artistes qui ne connaissent pas l’estampe et qui amènent d’autres idées, ça stimule aussi nos artistes membres », explique la coordonnatrice de l’Atelier de L’île, Caroline Gagnon.

 

L’artiste Catherine Fauteux et la coordonatrice de l’Atelier de l’île , Caroline Gagnon, sont fières de leur collaboration (photo L’Info du Nord-Martin Dumont)

Catherine Fauteux, lauréate du prix de l’artiste des Laurentides de l’année 2020 par le Conseil des arts et des lettres du Québec est une des artistes qui utilisent les ressources de l’Atelier de l’île pour ses créations. Selon son expérience, le fait de prendre une distance avec les écrans et le numérique en s’installant à l’Atelier de l’île lui permet de reconnecter avec la matière, première source d’inspiration. « Présentement, c’est ma passion, je vais faire du cinéma d’animation jusqu’à la fin de mes jours », conclut-elle. Pour en connaitre davantage sur l’Atelier de l’île 

Catherine Fauteux (vimeo.com)

 

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