Claudine Douville, une pionnière à bien des égards

  • Publié le 14 avr. 2026 (Mis à jour le 14 avr. 2026)
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Photo: gracieuseté
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La journaliste sportive, autrice et aventurière fait un arrêt à Huberdeau, le temps d’une conférence. Entretien avec une infatigable défricheuse.

Difficile, en quelques mots de présenter de façon précise qui est Claudine Douville. Est-elle d’abord autrice, journaliste, commentatrice ou aventurière? « Un peu tout ça à la fois », précise la principale intéressée.

Celle, qui dans les années 1980, en embrassant la carrière de journaliste et commentatrice sportive évoluait dans un monde réservé aux hommes, n’a cessé d’étonner en déployant, au fil des années, plusieurs facettes de son talent.

« J’ai toujours été à l’aise dans un milieu de garçons et d’hommes. Quand j’étais monitrice, je travaillais avec les garçons. J’ai eu trois gars. Ça a toujours été comme mon karma. » Elle affirme n’avoir été victime de commentaires misogynes qu’à une seule reprise lors de l’exercice de ses fonctions. « C’était lors d’un concours d’hommes forts à Wakefield, l’analyste était misogyne, son beau-frère tenait le bar, il ne buvait pas de l’eau pendant l’édition et j’étais enceinte jusqu’aux yeux. »

La voix du soccer

Depuis 1994, Claudine Douville est la voix du soccer et celle de la Coupe du monde à RDS. Elle partage son amour du sport avec les téléspectateurs depuis la fin des années 1980 et a commenté près de 2000 matchs en carrière. Elle est aussi descriptrice lors de matchs de rugby, de football australien et de plusieurs autres sports.

La sportive

Grande sportive, elle a complété l’an dernier un trek sportif de 4 jours d’une distance de 109 km dans le dessert. « Marcher dans le désert, ce n’est pas toujours marcher dans le sable, c’est aussi marcher dans les cailloux, c’est exigeant. »

Cet exploit s’ajoute à bien d’autres. « J’ai fait quatre fois le Rallye Aicha des gazelles dans le désert du Sahara, le remportant avec Louise Bergeron en 2002, deux fois le raid Amazones, au Kenya et à l’Île Maurice. Je suis allée au camp de base de l’Everest, j’ai gravi le Kilimandjaro, j’ai campé dans la jungle amazonienne et plus près de nous, j’ai fait Montréal-Québec en quatre jours de kayak sur le Saint-Laurent. »

Elle pratique aussi le karaté (ceinture brune), le golf, la natation et le ski alpin. « J’ai ma passe saisonnière à Tremblant et j’essaie d’y aller aussi souvent que je peux. »

Une romancière, pionnière dans son genre… littéraire

Après la publication de quelques romans au début du siècle, suivis de la trilogie Mission sacrée, il s’est écoulé plusieurs années.

« Mon dernier roman La mer de tous les dangers a été écrit dans des circonstances bien particulières, ma mère est tombée malade, elle demeurait avec nous, et puis je travaillais en même temps, et je m’occupais d’elle. Alors, j’écrivais le soir entre 23 h et une heure du matin. Ces deux heures m’appartenaient. J’étais sur mon bateau dans un autre monde. »

Elle explique cette si longue absence (14 ans) entre le dernier volume de sa trilogie et son tout dernier ouvrage par le fait qu’elle s’est beaucoup occupée de ses parents.

« Mais je voulais absolument revenir à l’écriture. C’est vraiment un plaisir. »

« Le roman d’aventures est un genre qui est peu fréquenté au Québec. Il n’y a pas beaucoup d’auteurs qui font du roman d’aventure. Il y a beaucoup de polar, beaucoup de romans historiques, mais ce genre-là est plus associé aux Américains. »

Elle souligne qu’il y a beaucoup de préjugés à l’envers à l’égard du roman d’aventures. « Ça peut être super le fun aussi parce qu’il y a de l’émotion là-dedans, il y a des personnages charismatiques, il y a de l’action. On ne s’ennuie pas. »

La voyageuse

Celle qui a visité plusieurs pays se plait à parler de repérage. Visiter des lieux où elle campera le décor pour les personnages de ses romans à venir. « Je suis allé en Amazonie, je suis allé faire du traîneau à chien au Groenland, puis j’ai traversé une partie de la Mongolie à cheval. »

Une foule de sujets que la femme aux multiples facettes abordera lors de sa conférence. C’est le 26 avril à la Salle Louis-Laurier à Huberdeau. Elle prévoit revenir en septembre, cette fois-ci à La Minerve.

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