Un refuge pour chats a besoin d’aide pour la poursuite de son œuvre

  • Publié le 3 déc. 2024 (Mis à jour le 13 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Le Refuge par Minous de Rivière-Rouge sollicite l’aide de la population pour lui permettre de poursuivre sa mission au quotidien. Maintenant plus que jamais. L’info a discuté avec la responsable du refuge, Raymonde Côté.

Le cri du cœur de Raymonde Côté se fait entendre depuis des semaines sur Facebook. Elle a publié un message à quelques reprises, le même, soulignant la dure réalité qui se profile au quotidien pour elle, 74 ans, et son mari, Raymond Milot, plus âgé encore. Ensemble, ils unissent leurs temps et leurs sous, même à la retraite depuis des années, pour le bien-être animal.

« J’ai toujours fonctionné seule ou presque, mais aujourd’hui ce n’est plus possible à cause des hausses des coûts de la vie que nous avons subits », explique-t-elle dans son mot. Cette mission remonte de loin, en fait, depuis son enfance, dit-elle. « Je souffrais de voir venir l’hiver, le froid, la neige. Dans une autre vie, j’ai été une vieille chatte errante qui a connu la misère. Ça vient tellement me chercher. Travailler pour cette belle et grande cause m’a apporté une grande paix intérieure et un immense bonheur dans ma vie ».

Mais sans aide, cela pourrait avoir une fin abrupte. 

« J’ai encore quelques années devant moi, il y a tant à faire pour cette cause. Sans aide, je suis limitée ».
-Raymonde Côté

Mme Côté a décidé de monter une campagne de financement de 3 000 $ (par le biais de Gofundme) avec l’aide d’une amie. Il n’y avait pas d’autres options. Chaque don peut grandement aider pour les soins médicaux et pour la nourriture appropriée pour différents cas.

« Avant, j’avais mon petit commerce comme la vente de calendrier et de signets qui m’aidait, mais bon, je ne suis plus jeune et j’ai mal un peu partout. C’est plutôt compliqué de redémarrer mon commerce. J’avoue que j’avais beaucoup de chats à l’époque du commerce. C’était difficile de les faire adopter, les gens n’avaient pas confiance, bref, je n’avais pas le tour », confie la Riverougeoise à L’info.

Piger dans leurs économies

Les calendriers se sont succédé, mais son devoir envers les chats n’a pas changé. Ses actions sont même reconnues par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, où elle obtient d’ailleurs son permis. Cette reconnaissance au-delà de la Rouge a aussi un côté sombre. Parfois, des gens apportent des chats dans des boîtes sans avertir et en pleine nuit. Peu importe la saison. Évidemment, Mme Côté n’aime pas ce geste. Et elle ajoute donc les chats dans son refuge. Ce sont souvent des chats non stérilisés. Heureusement, elle entretient une bonne relation avec un vétérinaire.

« Dans une autre vie, j’ai été une vieille chatte errante qui a connu la misère. Ça vient tellement me chercher. Travailler pour cette belle et grande cause m’a apporté une grande paix intérieure et un immense bonheur dans ma vie. »
– Raymonde Côté

Malgré cela, le couple doit débourser 600 $ par mois juste pour la nourriture (c’est sans compter la nourriture spécialisée et les médicaments!). Au moment de parler avec Mme Côté, il y avait près de 60 chats au refuge. Certains sont peu sociables, d’autres sauvages. Et ceux-là sont difficiles à faire adopter.

« En plus, je ne demande pas aussi cher que bien d’autres endroits pour l’adoption de mes chats stérilisés. »

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