Le foyer d’infestation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette s’étend

  • Publié le 13 juill. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Simon Dominé

Le foyer d’infestation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) gagne en superficie dans les Hautes-Laurentides. Celui de Sainte-Adèle se réduit.
Selon le rapport du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) Aires infestées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec en 2021, les superficies touchées sont passées de 2 591 hectares (ha) en 2020 à 24 234 ha en 2021 dans les Laurentides. À titre comparatif, la TBE affectait 3 369 578 ha dans la seule région de la Côte-Nord à pareille date et 12 229 847 ha à l’échelle du Québec.

Pierre Therrien, biologiste à la Direction de la protection des forêts au MFFP, nous en dit plus sur cette fameuse TBE: « C’est un insecte indigène qui existe dans nos forêts depuis des milliers d’années. On pense qu’il est dans nos forêts depuis la dernière glaciation. Donc, ça fait vraiment longtemps et c’est une composante intégrale de l’écosystème forestier québécois. Dans le fond, les forêts se sont adaptées à la présence de la tordeuse de bourgeons de l’épinette et il n’y a pas lieu de se préoccuper de la mortalité plus qu’il ne faut. Le seul problème, c’est que lorsqu’il y a des secteurs qui sont touchés par la tordeuse de bourgeons de l’épinette et que ces secteurs étaient prévus pour les récoltes forestières, là on veut intervenir parce qu’on veut protéger l’économie des régions. C’est là qu’on a recours à différentes méthodes, comme les arrosages aériens qu’on demande à la SOPFIM [Société de protection des forêts contre les insectes et maladies, NDLR] de faire pour nous, mais normalement c’est pas tous les secteurs qui sont arrosés. C’est à peu près 5% des secteurs touchés par la tordeuse des bourgeons de l’épinette qui sont arrosés par la SOPFIM ».

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