Deux manquements reprochés à la mairesse d’Arundel

  • Publié le 15 avr. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
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La mairesse d’Arundel, Pascale Blais, est citée en déontologie et devra comparaitre devant la Commission municipale du Québec (CMQ) le mercredi 20 avril pour deux manquements.
Les deux manquements reprochés remonteraient à une séance du conseil municipal en octobre 2021. La mairesse se serait placée dans une situation de conflits d’intérêts en participant aux délibérations et en votant sur trois résolutions la concernant, peut-on lire dans la citation de la CMQ parue le 13 avril.

Ces résolutions sont la suite d’un incident survenu en septembre 2021 lors d’une autre séance de conseil municipal. À cette séance, selon ce qu’on peut lire, la mairesse n’aurait aucunement exercé «son autorité […] de rétablir l’ordre» lors d’une intervention avec une citoyenne, Madame Susan Rathwell.

Mme Rathwell «aurait pris la parole alors que les périodes de questions prévues au règlement de régie interne des séances étaient terminées, et s’est adressée au conseil municipal, à la directrice générale et à la secrétaire-trésorière adjointe de façon très agressive, sans aucun contrôle, en criant, injuriant, insultant, diffamant, harcelant et en intimidant, pendant plusieurs minutes». La mairesse aurait laissé «dégénérer cette situation inacceptable, forçant les conseillers municipaux à lever l’assemblée».

Dans la seconde, la mairesse aurait rejeté une résolution mandatant un avocat afin de préparer et faire signifier à Mme Rathwell une mise en demeure.

Dans la troisième, la mairesse aurait voté contre le conseil municipal qui demandait au Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation un accompagnement afin de l’aider dans leur problématique de l’époque.

Quant au second manquement, dans un courriel envoyé quelques jours plus tard, la mairesse Blais s’est placée dans une situation de conflit d’intérêts en apposant son droit de veto sur les résolutions.

La mairesse veut passer à autre chose

Contactée à cet effet, Mme Blais s’est dite compréhensive de la citation et indique qu’une entente hors cours aurait été effectuée afin d’éviter un procès et les coûts liés.

Elle rappelle que les événements sont survenus à la toute fin du dernier mandat. Quant à l’incident impliquant Mme Rathwell en septembre 2021, elle indique avoir été prise «par surprise».

«Il y avait une accumulation de volonté de s’exprimer. Il y avait des changements de règles dont les citoyens n’étaient pas au courant alors il s’est passé quelque chose d’ultrarapide. Un citoyen a pris la parole et ça s’est passé très vite. Un maire ne peut prévoir une [telle] réaction, surtout que c’était parcellaire» exprime-t-elle.

Elle souhaite maintenant passer à autre chose. «On a un conseil qui est positif et on veut mettre notre énergie à bâtir et ne pas être en guerre», mentionne-t-elle.

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