À la rencontre des abeilles : ateliers d’apiculture au Domaine Saint-Bernard

  • Publié le 25 juin 2024 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 3 minutes

« L’objectif est de démystifier et d’enlever la peur par rapport aux abeilles. Parce que, dans le fond, les abeilles apportent plein d’équilibre et de bienfaits et si on ne leur fait pas peur, il n’y a aucune raison qu’elles nous fassent du mal. », explique Karine Perron, Chef du service à la clientèle et communications et responsable du projet.

Un hommage à la biodiversité
L’apiculture, en tant que branche de l’agriculture, vise à élever les abeilles mellifères pour exploiter les produits de la ruche. Pour Andrée Daoust, apicultrice et fondatrice de l’entreprise Labelle Ouvrière, l’apiculture mène bien au-delà de la ruche : « C’est un art qui nous donne l’occasion de découvrir toute la beauté de mère Nature et de ses habitants. » Pour elle, les abeilles sont porteuses d’un message :

« Je voulais utiliser l’abeille comme porte-parole pour me permettre de parler de l’importance de la biodiversité, des pollinisateurs et le rôle de l’humain par rapport à la préservation de tout ça. » Andrée Daoust, apicultrice.

André Daoust étudie présentement en apithérapie, qui consiste à soigner grâce aux produits des abeilles: « Dans mes projets futurs, l’objectif c’est de pouvoir accompagner les gens avec les plantes médicinales et les produits de la ruche. »
Elle rappelle que la diversité de la flore est importante pour le bien-être des abeilles : « C’est comme pour nous, quand on mange juste un aliment, on a des risques de tomber malade. C’est important d’avoir une alimentation variée. »

Du miel de forêt
Au domaine, il y a de nombreuses plantes mellifères telles que les muriers, les trèfles, les bleuets, et la verge d’or. « L’automne dernier, on a même fait du miel de sapin, ce qui est assez rare », ajoute Andrée Daoust. Elle explique : « C’est un phénomène assez spécial : les fourmis élèvent des pucerons sur les sapins, puis les pucerons vont faire un miellat, une sorte de déjection sucrée. Les abeilles vont voler ça et vont faire un miel de forêt. » L’objectif de l’atelier, pour elle, est de « prendre conscience de la provenance des aliments qui viennent dans nos assiettes et de tout ce qui les entoure autant la flore et les insectes. Que les gens deviennent des gardiens eux aussi de l’environnement ».
Karine Perron, rappelle que « Si on voit des abeilles, c’est un signe que les jardins sont en santé, que les jardins sont équilibrés. Elles sont tellement importantes dans la balance de l’écosystème. On les veut près de nous.»

Le Domaine Saint-Bernard
D’une superficie impressionnante, le Domaine Saint-Bernard, ancien site de vacances pour les Frères de l’Instruction chrétienne, est un lieu naturel préservé avec une histoire riche et une grande biodiversité. « L’idée c’est d’avoir un lieu où il y a beaucoup de plantes mellifères indigènes où les gens peuvent venir découvrir la flore du Québec et les abeilles par la même occasion, car un ne va pas sans l’autre. », explique l’apicultrice. Elle ajoute que les abeilles qui butinent aujourd’hui en Amérique sont une espèce qui a été importée par les colons, et que ce sont surtout les communautés religieuses qui faisaient d’abord de l’apiculture au Québec.
Karine Perron, précise les différentes vocations du Domaine Saint-Bernard : « Le Domaine a une mission de préservation de la nature, on veut continuer de faire fleurir nos jardins et nos forêts. Le domaine a également une mission éducative, donc le projet rentrait parfaitement en ligne avec ce que le domaine veut offrir. »

Plongée dans l’univers des abeilles
Chaque atelier présentera les membres de la ruche, des faux-bourdons à la reine, leur hiérarchie ainsi que le matériel apicole utilisé au Québec. La diversité florale, clé du bien-être des abeilles, sera mise en lumière avec un accent particulier sur les plantes mellifères du Québec présentes au Domaine Saint-Bernard. De plus, d’autres sujets seront abordés dans les ateliers tels qu’une brève histoire du domaine, le processus de production de cire et les différents types de miel.

Un pas vers la découverte
Ces ateliers d’apiculture sont non seulement éducatifs, mais aussi une célébration de la nature et de l’éducation environnementale. Les enfants sont également les bienvenus. : « Les enfants sont accueillis a bras grands ouverts, avec mon cœur d’enfant. C’est un bonheur de pouvoir devenir tous apiculteur pour un moment », déclare l’apicultrice Andrée Daoust.
Elle conclut en rappelant l’importance d’encourager les petits producteurs locaux qui s’efforcent de travailler en harmonie avec la nature en minimisant leur impact sur l’environnement.

Plus d’information se retrouve sur le site web du Domaine St-Bernard.

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