Vélo gravel, le meilleur des deux mondes?

  • Publié le 28 avr. 2026 (Mis à jour le 28 avr. 2026)
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Hybride entre le vélo de route et le vélo de montagne, le vélo gravel gagne en popularité. Ça tombe bien, les Laurentides offrent un terrain de jeux exceptionnel pour pratiquer ce type de cyclisme.

Le vélo gravel (ou gravel bike ) est un vélo hybride polyvalent, à mi-chemin entre le vélo de route et le VTT (vélo de montagne). L’Office québécois de la langue française propose le terme « vélo de route tout-terrain ». Il est conçu pour rouler aussi bien sur de l’asphalte que sur les chemins de terre ou de gravier. Pourvu d’un guidon recourbé, de pneus larges et crantés (de 30 à 50 mm), il offre une géométrie stable pour les parcours de longue distance. Son cadre est conçu pour maintenir une position plus relevée, ce qui assure stabilité et confort. Souvent équipé de freins à disque, le vélo gravel garantit ainsi un freinage efficace, même dans la boue. Il est souvent équipé d’un seul plateau (monoplateau) ou alors d’un double plateau avec des braquets pouvant s’adapter aux montées abruptes.

Du vélo, sans prise de tête

Jean-Luc Michaud, avide cycliste de la région de Mont-Tremblant troque de plus en plus souvent son vélo de route pour son vélo gravel. « C’est plus polyvalent, et quasiment aussi performant. C’est embêtant quand tu roules sur un vélo de route et que tu tombes sur un tronçon où l’asphalte a été arraché pour des fins de travaux, avec le vélo gravel c’est n’est plus un problème. » Il poursuit en ajoutant qu’auparavant il devait minutieusement planifier ses parcours en fonction du bon état de la chaussée, et d’éviter tout chemin de terre ou de gravier, soit courts soient-ils. « Avec ma nouvelle monture, le problème ne se pose plus. »

Des parcours de plus en plus nombreux

Le site web Gravelle Laurentides (gravellelaurentides.com), est une initiative de promotion du cyclisme gravelle dans la région des Laurentides, portée par la Société de plein air des Pays-d’en-Haut (SOPAIR) et ses partenaires. On y propose 6 parcours dans la région, des parcours pour tous les niveaux puisque les distances varient entre 13 km et 255 km. Les dénivelés positifs fluctuent aussi beaucoup d’un parcours à l’autre passant de 94 mètres à 2777 mètres.

Nommé La grande Boréale, le parcours de 255 km est un véritable tour des Laurentides. Le départ se fait de Morin-Heights, il file ensuite vers l’est pour rejoindre Saint-Sauveur pour ensuite prendre la direction nord pour atteindre Sainte-Adèle. Les cyclistes traverseront les villages de Val-Morin et de Val-David pour ensuite rejoindre Sainte-Agathe-des-Monts. Une petite bifurcation vers l’est vous amène vers Saint-Lucie-des-Laurentides en longeant le mont Kaaikop. Le parcours mène ensuite vers Saint-Donat pour ensuite rejoindre le parc national du Mont-Tremblant sur une grande distance. La boucle se complète en rejoignant la municipalité de Mont-Tremblant et les villages de Weir et de Lac-des-Seize-Îles.

Il faut compter de quatre à cinq jours pour compléter le parcours classé comme étant « difficile », comme ses 2777 mètres de dénivelé positif en témoignent.

Le parcours emprunte majoritairement des routes de gravier (63 %), le reste (37 %) est asphalté. Ceux qui voudraient s’y frotter peuvent télécharger les fichiers GPX, ils auront en main des fichiers de navigation étape par étape pour leur appareil GPS ou leur compteur de vélo.

Gravel bike versus cyclocross

Les deux montures peuvent, au premier coup d’œil, sembler identiques. Mais en y regardant de plus près, on voit qu’elles sont bien différentes l’une de l’autre, leur pratique aussi diffère.

Alors que le gravel bike privilégie la stabilité et le confort sur de longues distances et des terrains variés, le vélo de cyclocross est plutôt conçu pour la performance lors de courses intenses de courtes durées. Le gravel offre une géométrie plus droite, de plus gros pneus et de nombreux points de fixation pour le bikepacking.

Du côté technique, le  gravel a un empattement (distance horizontale entre les moyeux des roues avant et arrière) plus long, donc plus stable. Le cyclocross a un empattement plus court, faisant de lui un vélo plus nerveux et plus réactif. Pour ce qui est de la position de celui qui l’enfourche, le gravel offre une position plus redressée et confortable. Le cyclocross impose une position de course plus agressive.

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