Les Rythmes Tremblant:Fredz est de retour

  • Publié le 21 juill. 2026 (Mis à jour le 21 juill. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo Igal Perets
Photo Igal Perets

À peine quatre mois après son passage à l’église du Village, le voici de retour dans le cadre des Rythmes Tremblant pour un spectacle en plein air gratuit.

Celui qui a foulé la scène de la mythique salle parisienne l’Olympia en octobre dernier, au grand plaisir de 2300 admirateurs conquis d’avance, débarque ici avec son nouveau spectacle On s’enverra des fleurs.

Frédéric Carrier, plus connu sous le nom de Fredz a débuté sa carrière dès l’âge de 15 ans en diffusant des vidéos sur Youtube où il chantait en s’accompagnant à la guitare. Pourquoi avoir choisi le pseudonyme Fredz? « Je ne voulais pas un nom trop différent du mien, mais quand je suis sur scène, je ne suis pas totalement Frédéric. Le “z” vient représenter mon côté artiste. ».

À ce jour, sa discographie compte quatre albums : Personne ne touche le ciel (2020), Astronaute (2022), Demain il fera beau (2024), et On s’enverra des fleurs paru en 2025 et pour lequel il effectue présentement une tournée québécoise qui, d’ici décembre 2026, l’amènera aux quatre coins du Québec. À elle seule, sa chanson Le stade cumule plus de 27 millions d’écoutes sur Spotify.

Il décrit sa musique comme étant un croisement entre la pop, le hip-hop et le rap. La narration en est le fil directeur. Ses inspirations sont nombreuses, elles proviennent d’artistes du rap français tels que Nekfeu, Alpha Wann et Orelsan, mais aussi Koriass, un rappeur d’ici.

Il en a fait du chemin en moins d’une décennie. En plus de ses quatre albums et ses tournées dans la province, Fredz a aussi conquis le public français dans une tournée triomphale de 12 concerts en 20 jours en France. Lui et son équipe ont parcouru l’Hexagone à bord d’un autobus, le tout s’est terminé à Paris dans la légendaire salle du boulevard des Capucines.

 

 

L’écriture

Celui qui avait déjà confié avoir souffert de l’angoisse de la page blanche à l’écriture de son premier album a constaté qu’un changement s’est effectué au fil du temps.

« Aujourd’hui, j’écris beaucoup plus sur moi de façon transparente parce que je n’ai plus ce sentiment de n’avoir rien à raconter. J’ai le sentiment que justement ma simplicité, peut-être parce que je ne suis pas nécessairement un être hors du commun, ça m’aide à rejoindre plus les gens normaux, en étant normal. L’écriture de mon dernier album s’est faite beaucoup plus facilement. »

C’est beaucoup d’amour pour un seul homme

À Paris, c’était une foule de 2300 admirateurs en liesse. C’est beaucoup d’amour d’un seul coup. Comment se sent-il une fois la poussière retombée?

« C’est sûr qu’il y a des hauts et des bas. Les hauts sont vraiment hauts, puis les bas, ça risque d’être aussi assez bas. Moi j’ai toujours géré ça. J’essaie d’avoir un équilibre possible dans ma vie, entre mes amis, ma blonde, la pratique de sports… il n’y a rien d’équilibré dans une vie d’artiste. Mais ouais, après Paris, tu vois, ça m’a pris facilement trois semaines pour m’en remettre. Puis pendant trois semaines, c’est comme si je suis sur un nuage, puis après ça, il y a une redescente. Après ça, tu as l’impression de ne ressentir plus grand-chose parce que tu as senti quelque chose de tellement fort. Donc voilà, ça fait partie du jeu, mais c’est quand même le fun de vivre comme ça parce que ce n’est pas plate. »

Les aléas de la popularité

La popularité peut parfois venir avec son lot d’inconvénients, comme la perte d’une certaine intimité, comme de se faire reconnaître et interpeller lors de l’exécution des tâches banales du quotidien, comme faire son épicerie.

« Les Québécois sont super respectueux, mais c’est sûr que ça dépend de la culture dans laquelle je suis, tu vois en France, les gens qui me reconnaissent sont un petit plus intenses qu’ici. Mais ici, oui, on me reconnaît quand même de plus en plus dans la rue, puis c’est quelque chose que moi j’adore, je trouve ça le fun de rencontrer mon public. »

Et s’il n’a tout simplement pas envie de se faire reconnaître?

« J’ai mes techniques, grâce à mon physique, je peux facilement enfiler une tuque puis retirer mes lunettes, puis là je passe vraiment incognito, si je vais faire l’épicerie. »

C’est le 25 juillet à 21 h, à la place Saint-Bernard, c’est gratuit.

 

 

 

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