Philias Levert, grand manitou du développement de Mont-Blanc

  • Publié le 6 oct. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
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Gilles Levert, un natif de Mont-Blanc (Saint-Faustin-Station) souhaite nous partager le parcours de son grand-père Philias Levert, un pionnier du développement à Mont-Blanc. Voici quelques infos à savoir.
« Ça n’a pas de bon sens qu’on ne le connaisse pas », affirme d’entrée Gilles Levert.

Ce dernier a travaillé de nombreuses heures afin de recueillir une panoplie d’informations concernant son grand-père ainsi que sur le passé de la municipalité que l’on nomme à présent Mont-Blanc.

« Je trouve qu’une région gagne à être connue ce qu’elle a été dans le passé. » – Gilles Levert

Qui est Philias Levert ?

Selon les infos recueillies par son petit-fils, Philias Levert est né en 1890 et un des fils de Séraphin Levert, un colon encouragé par le Curé Antoine Labelle à quitter Mirabel pour aller défricher une terre dans les Hautes-Laurentides, à Saint-Faustin. Il apprend alors à lire et à écrire et sait parler anglais, un atout rarissime à cette époque.

En 1915, il se lance d’abord dans le transport forestier et acquiert plusieurs terres pour en faire l’exploitation, près du lac Quenouille et du lac du Cordon (renommé Lac Godon).

Il achète une maison et 2 terres sur la route menant à ce lac. À cette époque c’est le début de la période prospère de la municipalité de la Station qui compte deux fois plus d’habitants que le village de Saint-Faustin.

En 1927, Philias est élu membre du Conseil de la municipalité. À cette époque Philias implante à Saint-Faustin Station une boucherie voisine de la maison familiale nouvellement construite sur la rue de l’Église pour y installer sa famille. Son commerce offrait même le service de livraison par automobile.

Détenant un permis permettant le transport de marchandises variées, il peut importer des matières de Laval (Sainte-Rose) à Mont-Laurier. Il est le seul à en avoir l’autorisation.

Politique municipale

Comme il a appris à communiquer en anglais, une aptitude rare à l’époque, il a développé une spécialité de transport reliée à la communauté juive, celle de recueillir à Montréal, chaque année, les valises des 400 ou 500 enfants qui ont fréquenté les 5 camps d’été établis autour du Lac Quenouille.

L’une de ses filles, Gertrude, a notamment épousé Marcel Landry, le bras droit de Joseph Bondurant Ryan, qui opère le centre de ski Mont-Tremblant en son absence.

Les Levert ont également été nombreux à s’impliquer en politique municipale. Son père, Cléophas Levert, fut maire de Saint-Faustin. Philias fut conseiller municipal après la formation de la municipalité de Saint-Faustin Station. Gaston, lui, y a consacré 3 mandats comme maire et Lucien, son fils, a également été élu maire de la municipalité dans les années 1980.

— Avec la collaboration de Gilles Levert.

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