Cancer du sein: connaissez-vous le PQDCS?

  • Publié le 12 oct. 2026 (Mis à jour le 12 oct. 2026)
  • Lecture : 3 minutes

Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez les femmes, touchant environ une femme sur huit au cours de sa vie. Afin de favoriser un diagnostic précoce, le Québec offre le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS).

Le PQDCS invite les femmes âgées de 50 à 74 ans à passer gratuitement une mammographie tous les deux ans. Les participantes reçoivent par la poste une lettre les invitant à prendre rendez-vous dans un centre de dépistage désigné de leur région.

Bien que les causes exactes du cancer du sein demeurent inconnues, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. Certains sont liés à des caractéristiques personnelles, notamment le fait d’être une femme, l’âge, des antécédents de cancer du sein, une densité mammaire élevée, une exposition à la radiothérapie au thorax avant l’âge de 30 ans, l’apparition précoce des menstruations, une grossesse tardive ou l’absence de grossesse, ainsi qu’une ménopause survenant après 55 ans.

Le rôle de l’hérédité

L’hérédité joue également un rôle important. Les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ou de l’ovaire, du côté maternel ou paternel, présentent un risque accru. Certaines mutations génétiques, notamment les gènes BRCA1 et BRCA2 (voir encadré), augmentent également le risque, tout comme une ascendance juive ashkénaze.

D’autres facteurs de risque sont modifiables. La consommation d’alcool, le tabagisme, l’obésité après la ménopause et l’utilisation d’hormones de remplacement après la ménopause peuvent contribuer à l’augmentation du risque de développer la maladie.

La mammographie

La mammographie est actuellement le seul examen de dépistage dont l’efficacité a été démontrée pour réduire la mortalité associée au cancer du sein. Chez les femmes âgées de 50 à 69 ans, elle permettrait de diminuer d’environ 40 % le risque de décès lié à cette maladie. En plus de détecter le cancer à un stade précoce, elle augmente les chances de recourir à des traitements moins invasifs et d’éviter, dans certains cas, une mastectomie ou une chimiothérapie.

Les spécialistes précisent toutefois que l’examen clinique des seins, réalisé par un professionnel de la santé, ne peut à lui seul servir de méthode de dépistage. Quant à l’autoexamen des seins, il n’est plus recommandé comme moyen de dépistage, puisque les études n’ont pas démontré qu’il réduisait la mortalité liée au cancer du sein. Les femmes doivent cependant demeurer attentives aux changements observés au niveau de leurs seins et consulter rapidement un médecin en présence d’une masse, d’un écoulement du mamelon, d’une rétraction du mamelon, d’une rougeur persistante ou de modifications de la peau.

Le jour de la mammographie, les participantes doivent présenter leur lettre d’invitation ou une ordonnance médicale, leur carte d’assurance maladie et le nom du médecin qui recevra les résultats. Les femmes inscrites au programme reçoivent leurs résultats par la poste et sont automatiquement rappelées tous les deux ans jusqu’à l’âge de 74 ans.

Enfin, un résultat anormal à la mammographie ne signifie pas nécessairement la présence d’un cancer. Des examens complémentaires, comme des clichés additionnels, une échographie ou une biopsie, peuvent être demandés pour préciser le diagnostic. Dans les Laurentides, environ 90 % de ces examens d’investigation se révèlent finalement normaux.

Centres de dépistage désignés (CDD)

Parmi les CDD des Laurentides, notons l’Hôpital de Mont-Laurier, le CMSSS d’Argenteuil et le CMSSS de Sainte-Agathe.

Les gènes BRCA1 et BRCA2

Les gènes BRCA1 et BRCA2 jouent un rôle essentiel dans la régulation de la division cellulaire et la réparation de l’ADN. Lorsqu’une personne hérite d’une mutation affectant l’un de ces gènes, sa capacité à prévenir le développement de certaines cellules cancéreuses est réduite, ce qui augmente les risques de cancer, notamment du sein et de l’ovaire.

Dans la population générale, environ une personne sur 1 000 est porteuse d’une mutation des gènes BRCA. Chez les femmes concernées, le risque de développer un cancer du sein avant l’âge de 70 ans varie de 40 % à 85 %. Elles présentent également un risque accru de développer un cancer dans l’autre sein.

En ce qui concerne le cancer de l’ovaire, le risque est estimé entre 16 % et 68 % chez les porteuses d’une mutation du gène BRCA1, et entre 11 % et 27 % chez celles présentant une mutation du gène BRCA2.

Les hommes porteurs d’une mutation BRCA sont aussi davantage exposés à certains cancers, notamment ceux du sein et de la prostate.

Source : CHU de Québec / Université de Laval

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