Un nouveau modèle entrepreneurial aux Petits Oignons

  • Publié le 23 déc. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
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Davide Buscemi

La Ferme aux Petits Oignons à Brébeuf jouit, depuis peu, du nouveau statut de coopérative de solidarité.
C’est à l’issue de son assemblée générale, le 22 novembre dernier, que la Ferme aux Petits Oignons s’est transformée en coop de solidarité, une nouvelle structure organisationnelle qui apporte des solutions innovantes et propose un modèle durable, viable et vivable. La Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides a accompagné l’entreprise tremblantoise dans ce projet de coopérative.

La Coop de solidarité est un projet de reprise collective regroupant des membres travailleurs et des membres de soutien. C’est une sorte d’actionnariat. Devant les enjeux et problématiques (résilience, relève, rétention de personnel, durabilité, pérennité) auxquels le secteur agricole fait face, la copropriétaire de la ferme biologique Aux Petits Oignons,  Véronique Bouchard, a opté pour la coopérative de solidarité. « Le taux de survie des entreprises collectives est de deux fois et demi celui des entreprises privées dans le secteur agricole », explique-t-elle.

Devant l’officialisation du statut de coopérative de solidarité, le président du CA, David Lanoue, a déclaré : « la Ferme aux Petits Oignons s’est transformée en coopérative de solidarité afin de mobiliser la communauté locale aux côtés de celles et ceux qui mettent en œuvre la mission collective : protéger notre garde-manger collectif, accroître notre résilience alimentaire tout en prenant soin de la terre et de la communauté. »

 

Les particularités de la coop de solidarité
  • Pérennité : les motifs de cessation d’activité sont nombreux : départ, décès, maladie etc.. Dans ce modèle, les responsabilités sont réparties sur les membres travailleurs et l’implication d’une communauté de membres de soutien.
  • Fonctionnement démocratique : la structure coopérative permet de mieux prendre en considération les besoins de sa communauté et de trouver des solutions répondant aux besoins individuels et collectifs en cohérence avec sa mission.
  • Valoriser le travail agricole : si on veut nourrir la communauté, ça prend des bras pour travailler la terre. Il convient donc d’améliorer les conditions de travail, qui sont âpres, et pérenniser les emplois.
  • Impliquer la communauté : la protection des terres agricoles par une agriculture écologique, régénératrice et résiliente est un enjeu collectif qui devrait être porté par les communautés locales puisqu’il est question de leur bien-être et de leur avenir.
  • Combiner une mission nourricière, sociale et écologique : on ne peut tout concilier :  respect des travailleurs, de l’environnement, accessibilité d’aliments bio produits localement ET profits, rentabilité. De ce fait, la coopérative est à but non lucratif. Tous les surplus sont redistribués aux personnes dans le besoin.
  • Innover en matière de financement : l’objectif est que la ferme appartienne de plus en plus à la communauté et de moins en moins à la banque grâce aux investissements de ladite communauté.

La Ferme aux Petits Oignons est une entreprise maraîchère biologique, basée dans les Laurentides, renommée au Québec. Sa production est de type circuit très court : directement du producteur au consommateur.

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