De l’uniforme au désir d’en finir

  • Publié le 25 oct. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Guy Marceau

Peut-on détecter les signes avant-coureurs du suicide ?, questionne la quatrième de couverture. Existe-t-il des façons d’évaluer le niveau de danger qu’une personne représente pour elle-même? Vers quelles ressources peut-on se tourner quand un proche nous inquiète au point où l’on craint le pire ?

Le livre De l’uniforme au désir d’en finir, récemment paru aux éditions Druide, répond à ces questions à travers le récit de la Tremblantoise Martine Laurier, une ancienne policière qui a tenté de mettre fin à ses jours il y a plusieurs années avec son arme de service. Heureusement, deux collègues l’ont empêchée de commettre l’irréparable et aujourd’hui, heureuse d’être vivante, elle consacre une partie importante de sa vie à aider ceux et celles qui vivent des moments difficiles, en particulier les intervenants de première ligne.
Les policiers, pompiers, ambulanciers, agents correctionnels ont vu les taux de suicide augmenter dans leurs rangs de façon alarmante. Leurs proches, souvent démunis devant cette détresse, trouveront aussi information et soutien dans cet ouvrage franc, émouvant, et surtout très utile, où Martine raconte comment et pourquoi elle en est arrivée là avant de trouver son chemin vers la guérison.

«À ma retraite, j’ai fondé une entreprise, Vigilance ML, où je donne des formations et ateliers, sans prétendre que je suis une psychologue, pour aider les gens à aller chercher de l’aide, ceux qui souffrent de problèmes en santé mentale.»
– Martine Laurier

Collaboration

« Aux éditions Druide, explique Martine, on m’a présenté Catherine Lafrance, une écrivaine extraordinaire qui a senti immédiatement ce que je voulais faire avec ce livre. Pour avoir fait plein de conférences et d’ateliers, je sais que quand je parle de mon histoire, je suis capable d’y attacher tous les outils de prévention à mettre de l’avant pour déceler la détresse, mais collé avec les faits de mon histoire. Le lecteur peut se reconnaître dans sa propre vie. C’est là où ça devient moins théorique. Catherine Lafrance a su mettre beaucoup de douceur et d’humanité dans l’écriture du livre.»
«Au total, j’ai fait 300 ateliers à travers les sections du SPVM dans mes dernières années de service, puisque j’ai pris ma retraite en 2017, mais j’ai continué mes conférences durant plus d’un an. J’ai fondé ensuite une entreprise, Vigilance ML, où je donne des formations et ateliers, sans prétendre que je suis une psychologue, pour aider les gens à aller chercher de l’aide. Pour approfondir tout ça, je viens de m’inscrire à l’Université Téluq au certificat en psychologie pour aller faire ensuite un diplôme d’études supérieures en santé mentale. Alors, là, toutes les portes fermées vont s’ouvrir, question de bonifier l’expérience du terrain avec la théorie.
«Le livre est vraiment un témoignage qui parle des outils qui permettent de se sortir de ce couloir de noirceur, conclut-elle, et qu’on peut en rejaillir plus fort que jamais. Et si, à la lecture du livre, ça peut sauver des vies, j’aurai servi ma mission.»

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