Services de sages‑femmes : implantation officielle à Mont‑Tremblant

  • Publié le 1 sept. 2026 (Mis à jour le 1 sept. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Louise-Hélène Côté (Cheffe du Département clinique des Sages-femmes); Mirabelle Lavoie (sage-femme à Mont-Tremblant); Geneviève Breton (aide-natale à Mont-Tremblant); Julia Goernert (aide-natale à Mont-Tremblant); Alice Adrien (sage-femme à Mont-Tremblant).
Louise-Hélène Côté (Cheffe du Département clinique des Sages-femmes); Mirabelle Lavoie (sage-femme à Mont-Tremblant); Geneviève Breton (aide-natale à Mont-Tremblant); Julia Goernert (aide-natale à Mont-Tremblant); Alice Adrien (sage-femme à Mont-Tremblant).

Santé Québec Laurentides déploie les services de sage‑femme au CLSC de Mont‑Tremblant, offrant dès maintenant des suivis prénataux et postnataux. L’accouchement sur place deviendra possible cet automne, avec l’ouverture de la chambre de naissance actuellement en aménagement.

Santé Québec Laurentides annonce le déploiement officiel des services de sage-femme au sein du CLSC de Mont-Tremblant. Une initiative qui permettra d’élargir l’offre de soins et de services de proximité pour les femmes enceintes et les familles.

Dès maintenant, une équipe de sage‑femme est en poste au CLSC de Mont‑Tremblant pour offrir les suivis pré et postnataux ainsi que les rencontres prénatales. Durant l’été, les accouchements peuvent être réalisés à domicile ou à la Maison de naissance du Boisé‑de‑Blainville. À compter de l’automne, l’offre de services deviendra complète : les accouchements pourront alors se dérouler directement dans la chambre de naissances aménagée au CLSC de Mont-Tremblant.

Le déploiement

L’info s’est entretenu avec Sarah Roy, directrice médicale et des services professionnels adjointes affaires médicales, pharmacie et services sages-femmes, pour en savoir davantage sur ce déploiement.

Elle explique que, dès maintenant, une femme qui apprend qu’elle est enceinte et qui souhaite faire appel aux services sage-femme peut contacter Santé Québec Laurentides et en faire la demande. À la suite de cette demande, la requérante reçoit un appel de la part de l’équipe pour une prise en charge.

« Il y a un suivi de grossesse qui peut être entamé par la suite via la sage-femme qui est lui est attribuée. Et le jour J, elle peut décider soit d’accoucher à la maison de naissance ou à domicile. »

Au-delà de l’accouchement

Pour Louise‑Hélène Côté, cheffe du département clinique des sages‑femmes à Santé Québec Laurentides et sage‑femme depuis 2013, les services offerts vont bien plus loin que l’accompagnement à l’accouchement. « C’est un suivi de grossesse complet », résume‑t‑elle. Les sages‑femmes peuvent prescrire des médicaments, des examens et des échographies, et offrent un accompagnement holistique qui dépasse largement le moment de la naissance.

Le suivi post‑partum s’étend sur six semaines, avec deux à trois visites à domicile dans la première semaine pour s’assurer du bien‑être de la mère, du bébé, de leur lien et du déroulement de l’allaitement. Les femmes peuvent joindre leur sage‑femme directement, grâce à un cellulaire de garde, sans passer par l’hôpital ou le CLSC. La pratique se fait généralement en duo, ce qui assure une continuité de soins.

Un métier qui a évolué

Selon Mme Côté, la profession de sage‑femme a connu une profonde transformation au fil des décennies. « C’est un métier qui s’est professionnalisé », rappelle‑t‑elle. Elle évoque les années 1940, où les sages‑femmes œuvraient surtout en milieu rural, puis le déplacement des accouchements vers l’hôpital entre 1920 et 1940.

Dans les années 1980, un mouvement s’est amorcé : « Les femmes ont dit : je ne suis pas malade, je peux accoucher là où bon me semble. » Le colloque « Accoucher ou se faire accoucher » a ensuite marqué un tournant majeur dans la reconnaissance et l’évolution de la profession au Québec (voir encadré).

Mme Côté rappelle que les services des sages‑femmes sont entièrement couverts par la RAMQ. « Ce sont des services publics. On peut encore se poser la question, alors que la profession est légalisée depuis 1999 et que l’Ordre des sages‑femmes du Québec existe depuis 1999. Mais oui : ces services sont payés par la RAMQ. »

Accoucher ou se faire accoucher

En 1980, l’Association de la santé publique du Québec (ASPQ), en collaboration avec le ministère des Affaires sociales (MAS), organise une série de colloques sur le thème « Accoucher ou se faire accoucher ». Ce sera l’occasion pour plus de 10 000 personnes de toutes les régions du Québec de s’interroger sur le pouvoir médical sur le corps des femmes, la médicalisation de la grossesse et de l’accouchement.

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