Anthony Kavanagh présente « Happy »

  • Publié le 7 avr. 2026 (Mis à jour le 7 avr. 2026)
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Photo gracieuseté
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Le célèbre humoriste fait un arrêt au Private Room de La Conception, question de tâter le pouls de son public. L’info s’est entretenu avec lui.

Après cinq ans d’absence et plus de 430 représentations en Europe, Anthony Kavanagh vient présenter Happy au public d’ici. Un spectacle qu’il a écrit avec l’auteur Stéphane Poirier. L’occasion de célébrer 35 ans de carrière.

Celui qui foulait déjà les planches à l’âge de 16 ans en présentant un spectacle humoristique dans lequel il chantait des succès de son idole Michael Jackson a fait bien du chemin depuis.En 1993, il assure la première partie de la tournée canadienne de Céline Dion, Anthony passe de la langue de Molière à celle de Shakespeare avec une grande aisance.

En plus des spectacles d’humour, il touche à la comédie musicale en incarnant l’avocat Billy Flynn dans la comédie musicale Chicago, d’abord à Montréal, puis au Casino de Paris. On le voit aussi au petit écran, dans le rôle de Brock Steel, aux côtés de Marc Labrèche et d’Anne Dorval dans Le cœur a ses raisons.

Il connaît par la suite un immense succès en Europe, particulièrement en France, où il tient l’affiche pendant sept mois au Théâtre Trévise, il n’a pas 30 ans. Son séjour européen durera 20 ans.

 

 

De retour au bercail

En 2017, après presque 20 ans en Europe, Anthony Kavanagh décide de revenir au Québec avec sa famille. La même année, il frôle la mort, terrassé par une triple embolie et un infarctus pulmonaire.

Avec ce nouveau spectacle, l’humoriste à l’énergie débordante souhaite partager sa recette du bonheur. Êtes-vous heureux ? C’est la question qu’il lance à son public. Après avoir étudié les points communs qu’ont les gens heureux, Kavanagh a décidé de les illustrer à sa façon, c’est-à-dire avec sa folie, son style et son côté pimenté bien à lui.

Le matin où Anthony devait accorder une entrevue à L’info, il souffrait d’un terrible mal de dents. À peine revenu du dentiste, la bouche encore gelée, il s’excusait de son léger retard.

« Et ce soir je donne un spectacle à Trois-Rivières, j’espère avoir le temps de dégeler… »

L’info a voulu en savoir plus sur la genèse de son dernier spectacle.

« En fait, c’est COVID qui est venu entre guillemets foutre la merde. Je devais faire un show pour donner des trucs aux gens pour les aider à gérer leurs émotions et comprendre un peu comment fonctionnait leur cerveau en m’inspirant de la programmation neurolinguistique (PNL), mais la pandémie en a décidé autrement, on ne pouvait pas commencer le rodage. »

Il raconte qu’il s’est donc remis à l’écriture, faute de ne pas pouvoir se produire sur scène.

« On était dans une sale période. Les gens avaient besoin d’effervescence, besoin de retrouver un peu plus de sourire, un peu plus de joie, donc on va se concentrer sur le bonheur, puis on a corrigé le show, puis on a extrait ce qui avait rapport avec le bonheur. »

Ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène dernièrement apprécient – outre ses nombreuses imitations réussies – les moments où il interagit avec le public. Il aime interpeller des spectateurs, souvent pour se moquer d’eux, à leur grand plaisir. Mais il sait quand s’arrêter pour ne pas provoquer de malaise ou bien de heurter la sensibilité d’un spectateur.

« Je suis tout sauf cruel. Je fais pas mal de choses, mais pas ça. Sachez que tout est fait dans la bienveillance, il n’y a jamais de méchanceté quand je pointe quelqu’un du public. »

C’est le 16 avril au Private Room à La Conception.

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