Nouveau Centre Médical de Mont-Tremblant: première pelletée de terre

  • Publié le 17 mars 2026 (Mis à jour le 17 mars 2026)
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Dans l’ordre habituel : Chantale Jeannotte, Marc L’Heureux, Luc Brisebois, Pascal De Bellefeuille, Véronique Racanelli, Normand Laberge et Dr Simon-Pierre Landry. / Photo: Médialo - Patrice Francoeur
Dans l’ordre habituel : Chantale Jeannotte, Marc L’Heureux, Luc Brisebois, Pascal De Bellefeuille, Véronique Racanelli, Normand Laberge et Dr Simon-Pierre Landry. / Photo: Médialo – Patrice Francoeur

C’était un moment fort attendu que cette première pelletée de terre, un geste symbolique, soit, mais une action tangible qui mènera à un meilleur accès de santé de première ligne pour le Grand Mont-Tremblant.

Parmi les nombreux dignitaires présents, notons la présence de Normand Laberge, le directeur général du Campus Santé Mont-Tremblant, de Véronique Racanelli, présidente de la fondation Lise & Giuseppe Racanelli et fille de Guiseppe Racanelli, philanthrope et promoteur du projet, du Dr Simon-Pierre Landry, responsable du groupe de médecine de famille du Grand Mont-Tremblant (GMF), de Chantale Jeannotte, députée de Labelle, du maire de la Ville de Mont-Tremblant, Pascal De Bellefeuille, de Luc Brisebois, ex-maire de la même municipalité et de Marc L’Heureux, préfet de la MRC des Laurentides. Tout ce beau monde était visiblement ravi d’être témoins de cette étape importante.

Un projet ambitieux

Le projet de Campus Santé Mont-Tremblant a été initié par la famille Lise et Giuseppe Racanelli, en collaboration avec la Ville de Mont-Tremblant. Le Campus-Santé est un projet d’investissement d’une valeur de plus de 75 M$ qui compte déjà deux édifices soit le nouveau CLSC, qui n’attend que la fibre optique pour procéder à son ouverture et Chefs à la rescousse qui devrait ouvrir ses portes très bientôt.

La famille Racanelli

Les terrains qui s’étendent sur une superficie de 44 acres où se trouve le nouveau Campus appartiennent à Giuseppe Racanelli, résident de Mont-Tremblant, philanthrope et promoteur. Il a fait don de terrains pour que ce projet puisse voir le jour.

L’info s’est entretenu avec Véronique Racanelli. « Pour mon père, c’est une façon de redonner à la société qui l’a si bien accueilli à l’âge de 5 ans, tout droit arrivé d’Italie. Il est arrivé ici la veille du jour de l’an et dès le retour en classe de janvier, il était sur les bancs d’école dans une classe unilingue francophone d’Ahunstic. À son arrivée à Mont-Tremblant, il y a plus de 25 ans, il s’est rapidement aperçu qu’il y avait comme un néant médical dans la région. »

Elle poursuit en ajoutant que l’amélioration de l’accès à la première ligne en santé est primordiale pour les gens de la région. Elle se dit heureuse, aujourd’hui d’annoncer la contribution tangible de la famille Lise & Giuseppe Racanelli en mettant à la disposition des professionnels de la santé de nouveaux espaces modernes et à la fine pointe.

De l’espace… enfin

L’édifice qui comptera cinq étages avec plus de 45 000 pc2 d’espace hébergera un groupe de médecine de famille (GMF), un centre d’imagerie médicale, une pharmacie, une clinique de physiothérapie, un centre d’audiologie et plusieurs autres professionnels de la santé.

Rappelons que le GMF du Grand Mont-Tremblant occupe actuellement des locaux totalisant 3000 pc2, avec la construction du nouveau Centre médical, la superficie passera à 10 000 pc2. On y trouvera notamment une salle de chirurgie mineure, une clinique d’urgence de six salles d’examen et plusieurs bureaux de médecins, infirmières et travailleurs sociaux. Le GMF qui aujourd’hui prend en charge 9000 patients, prévoit à terme, en suivre plus de 20 000.

Dr Simon-Pierre Landry / Photo: gracieuseté

La grande séduction

Pour le Dr Simon-Pierre Landry, du groupe de médecine de famille du Grand Mont-Tremblant (GMF) le Centre Médical de Mont-Tremblant c’est la clé pour attirer de nouveaux professionnels dans la région. « Avec cet investissement sans précédent de la famille Racannelli, le GMF pourra augmenter considérablement sa capacité à recruter des professionnels de la santé. »

Il constate depuis longtemps que bon nombre de médecins et autres professionnels de la santé souhaitent vivre et travailler à Mont-Tremblant, parce que c’est un endroit extraordinaire, ne serait-ce que pour l’accès à la nature et aux installations sportives de qualité. Selon lui, les gens qui recherchent un style de vie actif souhaitent vivre à Mont-Tremblant et plusieurs médecins ont ce profil.

« En revanche, dans les dernières années, le manque d’attractivité pour la région s’explique par son manque d’infrastructures médicales. Les professionnels de la santé sont déjà bien rémunérés. Ce qui va les attirer est plutôt un endroit agréable et fonctionnel où pratiquer leur métier au meilleur de leurs compétences », souligne-t-il.

Pour attirer, il faut investir

La Ville de Mont-Tremblant a investi près de 3,5 M$ pour prolonger et mettre à niveau ses infrastructures municipales, notamment en ce qui concerne le raccordement des réseaux d’égout et d’aqueduc, la piste cyclable et les trottoirs.

Et aussi collaborer

La députée de Labelle, Chantale Jeannotte, se réjouit du fait qu’on favorisera la collaboration entre les différents professionnels de la santé. « Ce nouveau centre médical contribuera à accroitre la prise en charge de patients de notre région, ce qui répond aux objectifs du gouvernement pour un meilleur accès aux soins de première ligne. On y favorisera une collaboration étroite entre médecins de famille, infirmières, pharmaciens et autres professionnels; ce qui optimisera l’efficacité des soins. Bravo! »

Un Campus, une désignation peu anodine

Pour Normand Laberge, le directeur du Campus Santé Mont-Tremblant, le terme « Campus santé » n’a pas été choisi au hasard. « Le principe d’un ‘pôle santé’ est en fait un regroupement d’édifices à un même endroit. Ici on parle plutôt d’un Campus Santé. En plus de regrouper des édifices au même endroit, on fait en sorte que les divers partenaires travaillent ensemble dans le but de rehausser la capacité des soins offerts. À titre d’exemple, la clinique médicale est à un jet de pierre du CLSC où les prélèvements sanguins seront effectués. Chefs à la rescousse qui s’occupe de précarité alimentaire à côté du même CLSC qui prend sous sa responsabilité les soins de santé mentale et des soins sociaux. Tous ces gens vont travailler ensemble en synergie à l’intérieur de la clinique médicale. »

Il poursuit en soulignant que c’est encore plus concret pour un patient orphelin qui consulterait une infirmière à la pharmacie du rez-de-chaussée, en cas d’urgence il serait référé à un médecin du troisième étage ou même à un physiothérapeute au deuxième étage. Et si son souci de santé est d’ordre musculosquelettique et qu’il a besoin d’une radiographie, ça serait fait aussi sur place. « Ce qui fait qu’on recrée, dans des édifices distincts, l’atmosphère d’un centre hospitalier où tous les services sont disponibles », conclut-il.

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