Jeux olympiques : toute la gamme des émotions

  • Publié le 23 févr. 2026 (Mis à jour le 23 févr. 2026)
  • Lecture : 4 minutes
Photo tirée de la page Facebook de Mikaël Kingsbury
Photo tirée de la page Facebook de Mikaël Kingsbury

Les athlètes Mikaël Kingsbury, Naomi Urness et Valérie Grenier ont tous participé aux mêmes jeux, mais leur parcours est fort différent.

Mikaël Kingsbury, l’argent et l’or

Ses Jeux olympiques se sont amorcés d’une bien drôle de façon. L’athlète natif de Sainte-Agathe a d’abord facilement accédé à la finale olympique des bosses. Et à la toute fin de cette finale, il était au premier rang provisoire avec une note de 83,71. Il ne restait que l’Australien Cooper Woods à s’élancer. Surprise, le résultat de ce dernier est le même de celui du skieur canadien, soit 83,71. Mais à qui la médaille d’or dans une telle situation?

Le chiffre 1 est toutefois apparu près du nom de Woods sur l’écran géant, lui assurant le premier rang et la très convoitée médaille d’or.  La note technique étant le premier bris d’égalité donnait l’avantage à Woods par 0,70 point. Médaille d’argent pour Mikaël.

Le bosseur canadien a eu toutefois une seconde chance de briller à Livigno avec la toute première compétition en parallèle de l’histoire olympique qui s’est tenue le dimanche 15 février. Et il l’a fait de brillante façon en offrant au Canada sa toute première médaille d’or.

Scénario de rêve, Kingsbury a dû affronter son grand rival, le Japonais Ikuma Horishima, lors de la finale de l’épreuve en duels et ils se sont livré toute une bataille. Le skieur de Deux-Montagnes a eu le dessus. Cette fois, la médaille d’or lui revient.

Naomi Urness aux Jeux olympiques
Naomi Urness lors de la finale de Descente aux Jeux olympiques de Milan Cortina. / Photo: COC

Première expérience olympique pour Naomi Urness

La jeune skieuse acrobatique de Mont-Tremblant participait à ses tout premiers Jeux olympiques d’hiver. Retour sur son parcours.

En trois sorties en Coupe du monde de descente acrobatique depuis le début de sa carrière, la jeune skieuse acrobatique n’avait jamais été en mesure d’atteindre la finale, c’est maintenant chose faite, elle qui a pris le 8e rang des qualifications.

Pour la finale, Urness était accompagnée de sa compatriote ontarienne Megan Oldham, quatrième des Jeux de Pékin, qui s’est classée septième lors des qualifications.

Après deux descentes dans lesquelles elle n’a pas été en mesure d’atterrir de la façon qu’elle l’aurait souhaitée, elle savait qu’elle était capable de mieux faire pour la troisième et dernière descente. Sous le regard de plusieurs membres de sa famille, elle a profité de son dernier passage sur la piste pour signer sa meilleure descente de la journée qui lui a valu 64,73 points. Une note qu’elle n’avait jamais obtenue auparavant en Coupe du monde. Au final, elle prendra le 7e rang.

Les qualifications du grand saut se sont tenues en soirées, sous les projecteurs le samedi 14 février. Naomi Urness a terminé la séance avec 161,25 points. En bonne posture après ses deux premières manœuvres, elle a essayé d’en ajouter à son troisième et ultime saut, mais n’a pu améliorer son sort, elle a terminé septième, lui assurant une place pour la finale.

À la grande finale, Naomi Urness a terminé sixième de l’épreuve du grand saut présentée dans la soirée du 16 février, sous la neige. La skieuse a bouclé la séance avec 168,75 points. Elle a obtenu 86,75 points à son premier passage. Son atterrissage raté à son deuxième essai lui a coûté de précieux ponts. Son troisième et ultime saut lui a valu 82,00 points.

Valérie Grenier lors de la Coupe du monde Tremblant PwC en décembre dernier. Photo: Médialo – Patrice Francoeur

Déception pour Valérie Grenier

Dès les premiers jours des XXVes Jeux olympiques d’hiver, la chance n’a pas souri pour la skieuse franco-ontarienne et athlète ambassadrice de Tremblant qui a encaissé un premier revers. Elle a été disqualifiée de l’épreuve féminine de descente.

Autre déception pour la skieuse lors de la tenue du super-G, quelques jours plus tard. Un parcours laborieux pour les 43 skieuses qui ont pris le départ, puisque 17 d’entre elles n’ont pas atteint l’arrivée. Avant de s’élancer, alors que plusieurs skieuses de haut calibre avaient déjà été mises hors compétition, Valérie reçoit le message radio de son entraîneur : « Vous serez récompensés si vous attaquez. » La skieuse du Club Mont-Tremblant a franchi les premiers virages avec une ligne très directe, elle s’est toutefois retrouvée déportée après une bosse, causant sa sortie de piste.

Valérie a ensuite pris part au combiné par équipe en compagnie de Laurence St-Germain. Les deux Canadiennes ont pris le 13e rang. Grenier a terminé 19e à l’épreuve de descente avec un temps de 1 m 39.

Elle avait toutefois une ultime chance de se reprendre le dimanche 15 février lors de la tenue du slalom géant. Huitième lors de la première manche, les chances de grimper sur le podium étaient réaliste. Mais sa deuxième descente a été ponctuée d’erreurs, la reléguant au 13e rang. Fin de son parcours olympien.

Quelques jours après sa dernière épreuve, elle s’est entretenue avec nos collègues de Sportcom. « Ce n’était pas l’expérience que j’espérais vivre. De façon générale, je pense que je suis un peu déçue de mes Jeux. Je venais ici avec de grandes attentes, ce sont mes troisièmes Jeux, je me sentais bien et je sais que j’avais la chance de me battre pour une médaille. Finalement, je n’ai pas skié au niveau où je voulais. »

La skieuse du club Mont-Tremblant souhaite maintenant tourner la page sur ces JO et passer à autre chose, même si elle juge que ça a été une belle expérience. Elle affirme vouloir se concentrer sur la fin de la saison en Coupe du monde, elle souhaite peaufiner des trucs techniques, et dit qu’elle a très hâte de se retrouver de nouveau sur les pistes.

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