Maisons de pension et villégiature

  • Publié le 25 oct. 2024 (Mis à jour le 13 avr. 2025)
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Médialo

Au tournant du vingtième siècle, les habitants de la région triment dur sur leur terre de roches. La survie est souvent assurée par le passage aux chantiers de l’homme de la maison afin d’amener un peu d’argent à la famille.

Par Jocelyne Patry

Quand le train commence à déverser son lot de vacanciers pendant la période estivale, plusieurs colons y voient une bonne façon d’améliorer leur situation financière en accueillant dans leur propre maison les premiers villégiateurs. Ainsi naissent les MAISONS DE PENSION autour des lacs.

Toute la famille s’entasse pour les mois de juillet et août dans un espace restreint de la maison, souvent la cuisine d’été, les chambres ainsi libérées sont louées en incluant le couvert. Le gîte rustique, doublé d’un confort minimaliste se vivant sans électricité en ce début de siècle, est compensé par l’ambiance chaleureuse et les repas servis en grande tablée rappelant les plus joyeux rassemblements familiaux. Le cultivateur continue de s’occuper de sa ferme et vaque à son travail quotidien pendant que la maîtresse de maison prend en charge la pension. Elle gère la comptabilité, la propreté des lieux, les menus et la cuisine. En général, l’endroit dispose d’accès au lac pour la baignade, les tours de chaloupe ou de canot et la pêche.

Il offre aussi un grand terrain où les jeunes peuvent s’ébattre et jouer à satiété, de bonne galerie où lire, se reposer, fumer sa pipe, jouer aux cartes et se raconter des histoires en soirée. La vie de vacances à la campagne, quoi! Et les pensionnaires deviennent vite des connaissances et des habitués…
De ces modestes débuts, certains ont saisi le potentiel de ces hébergements et ont agrandi leur propre demeure pour accueillir plus de visiteurs ou ont tout simplement construit, dans le but d’en faire leur commerce, des PENSIONS plus vastes, étirant leur offre de gîte du printemps à tard l’automne, ajoutant des activités comme le tennis ou l’équitation, mais privilégiant toujours une excellente cuisine.

Ce réseau de pensions sera vite complété par des HÔTELS d’envergure comprenant plus de trente chambres avec tout le confort, des salles à manger, des bars et des salles de danse où les jeunes, touristes comme locaux, se rencontrent, flirtent et se dégourdissent les jambes jusqu’au petit matin.
L’aménagement du lac Maskinongé dès 1900 jusqu’au milieu du siècle en est un bon exemple. Des modèles de développement similaires se retrouvent autour de la plupart des lacs de la région.
Ce texte donne un avant-goût de l’exposition que présente la SOPABIC cet automne : PENSIONS ET HÔTELS, LES DÉBUTS DE LA VILLÉGIATURE.

Pour plus d’informations : Société du Patrimoine SOPABIC.
Tél. : 819-717-4224, Courriel : sopabic1@gmail.com
Site web : sopabic-patrimoine.org
Page Facebook : Société du patrimoine Sopabic

 

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