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Emploi et formation
Style de vie

Une carrière en nature au cœur du parc national du Mont-Tremblant

  • Publié le 18 mars 2026
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo Gracieuseté
Photo Gracieuseté

Marie-Christine Dubuc travaille comme coordonnatrice à lentretien en été et comme cheffe d’équipe préposée aux opérations terrain en hiver au parc national du Mont-TremblantDepuis 2009, elle a développé une relation très particulière avec ce parc, qui est le plus ancien parc national du Québec. Entrevue sur ce travail atypique qui ne compte jamais une journée pareille.  

Si Marie-Christine occupe cet emploi aujourd’hui, c’est grâce à la passion familiale que sa mère lui a transmise dans sa jeunesse, alors qu’elles visitaient le parc fréquemment. « Avec les Amis du parc à l’époque, on s’impliquait comme bénévoles pour faire des corvées d’entretien et de plantation. Dès mon jeune âge, j’ai été imprégnée par le territoire », raconte-t-elle.  

Un quotidien varié 

Sa carrière au sein du parc a commencé en tant que préposée aux services collectifs (aujourd’hui le service de la maintenance et des infrastructures). « Ce service touche autant à l’entretien ménager qu’à l’entretien des routes et des bâtiments ».  

Aujourd’hui, en tant que cheffe d’équipe préposée aux opérations terrain durant l’hiver, son poste est très varié : accueil des clients, location d’équipements, déneigement, entretien des refuges, etc. « L’hiver, il y a une collaboration incroyable. Nous allons aider tous les autres départements. […] Il y a vraiment une belle synergie entre tous les collègues », soutient Marie-Christine. L’équipe, réduite à 35 employés en hiver, offre une ambiance amicale et chaleureuse, qui permet de créer des liens forts.  

En été, on compte environ 170 employés, alors que le parc est beaucoup plus achalandé. Durant cette saison, le travail de Marie-Christine se transforme. « Ça grouille beaucoup plus qu’en hiver! » Au quotidien, elle oriente les équipes vers le travail qui doit être fait : blocs sanitaires, lieux publics, hébergements, etc. « On va répondre à toutes sortes d’imprévus et de demandes. Je dis souvent qu’on est comme un département des miracles! ». 

Marie-Christine Dubuc est passionnée par son travail à la Sépaq. Photo Gracieuseté

Un engagement fort 

Pour Marie-Christine, la motivation derrière son travail vient de la proximité avec la nature et le territoire. « En côtoyant ce milieu durant autant d’années, on devient un expert dans son micro-territoire. On a aussi une proximité avec les animaux : un castor qui reste à la même place depuis des années, les meutes de loups, etc. »  

Selon elle, son plus beau défi est de transmettre et de propager cet engagement envers la conservation du parc. « On ne se cachera pas que l’entretien ménager, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, est un métier difficile à valoriser. Il y a une fibre qu’on doit aller allumer chez le personnel. Travailler dans un parc, c’est un choix de vie », affirme Marie-Christine.  

Les coulisses du parc 

Pour Marie-Christine, ce qui rend cet emploi si extraordinaire, ce sont les coulisses de ce parc national. Elle parle notamment de toute la métamorphose qui s’opère dans le parc entre les saisons. « L’accessibilité au territoire est beaucoup plus restreinte en hiver, alors qu’on ferme complètement les réseaux routiers. La signalisation des sentiers change, tout comme la vocation des bâtiments, explique-t-elle. J’appelle ça le répit hivernal du chaos estival. Il y a une exclusivité et une proximité incroyable avec le territoire. Où personne ne peut aller, nous on peut y aller », rapporte l’employée du parc.  

La météo est l’un des plus grands défis du travail dans le parc national. En hiver, le froid et la neige sont des obstacles pour se rendre au parc. « Mais une fois qu’on y est, c’est tellement beau! », soutient Marie-Christine. L’été, ne serait-ce que survivre à la mouche représente tout un défi! « La chaleur, la pluie… Quand on travaille en nature, on peut être à des minutes ou des heures de notre camion ou d’un abri. »  

Photo Sépaq

Travailler au parc 

Bien que certains postes demandent des formations spécifiques, il y a beaucoup de possibilités d’emplois avec des équivalences de travail. « Quand je suis rentrée en 2009, c’était plus familial et les employés venaient du coin. Avec le parc qui a grossi, les équipes se sont diversifiées. Aujourd’hui, il y a des gens qui viennent de partout, dont beaucoup d’étudiants et de retraités », témoigne l’employée.  

Par ailleurs, l’été, 50 sites de camping sont réservés pour les employés qui peuvent camper directement sur place. Cela crée une « communauté engagée », croit Marie-Christine. Les employés en profitent pour faire des activités ensemble et profiter de leurs avantages comme la location d’équipements et de refuges.  

En savoir plus 

Ce métier vous intéresse? La Sépaq recrute actuellement pour plusieurs postes dans son réseau de parcs nationaux partout au Québec. Plus de détails en visitant le sepaq.com/organisation/carrieres-emplois.dot 

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