Une médaille d’argent qui vaut son pesant d’or

  • Publié le 26 mars 2026 (Mis à jour le 26 mars 2026)
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Photo gracieuseté
Photo gracieuseté

Étudiante en première secondaire à l’école Curé-Mercure, Marianne Gagnon, athlète de taekwondo a vécu des Jeux du Québec riches en émotions.

Les Jeux du Québec, si on les compare aux compétitions locales dans lesquelles les jeunes athlètes ont l’habitude de performer peut de prime abord être un tantinet intimidant pour les jeunes athlètes qui n’ont pas l’habitude de l’ampleur d’une telle organisation.

Marianne en sait quelque chose. À son premier combat, dès le premier coup de sifflet de l’arbitre, la jeune athlète a figé.

Celle qui n’a pas l’habitude de performer devant une foule si nombreuse de spectateurs et qui plus est devant les caméras de RDS a momentanément perdu tous ses moyens lors de son tout premier combat. « Mes jambes étaient collées comme du béton, ma gorge était serrée et mon corps ne répondait plus. »

Elle a perdu son premier combat, c’en était fini pour ses Jeux? C’est bien mal connaître Marianne. C’est ici qu’entrent en scène ses parents et son entraîneur. « Le stress était si intense qu’elle voulait quitter les installations. Après en avoir discuté avec nous et son coach, elle a décidé de poursuivre son parcours », précise son père.

Le parcours d’une combattante

Il nous explique qu’un obstacle de taille se dressait devant Marianne. Celle qui avait perdu provisoirement ses moyens devait prendre un arbre de combat plus ardu et beaucoup plus long. Ainsi, pour se qualifier, elle devait affronter cinq adversaires dans cinq combats différents si elle souhaitait atteindre la finale.

Elle y est arrivée. Elle a courageusement vaincu ses quatre premières adversaires une à une et a filé vers la finale.

Mais ce parcours était loin d’être une promenade du dimanche.

« J’étais épuisée au bout du troisième combat. Je sentais mes jambes me lâcher à chaque round. J’étais tellement concentrée pendant le combat que c’est comme si je n’étais plus là : je n’entendais plus rien, juste le bruit des points que moi et mon adversaire marquions. Dès que je finissais un combat, il y en avait un autre, 20 minutes plus tard. Au tout dernier combat, j’avais du mal à rester debout. Je me sentais triste de ne pas avoir assez d’énergie pour pouvoir combattre comme à l’habitude, mais à chaque combat que je gagnais j’étais fière, même si j’étais exténuée. »

Elle perdra la finale, mais elle mettra la main sur la médaille d’argent, un exploit hors du commun.

« Même s’il s’agit d’une médaille d’argent, elle vaut plus que de l’or pour ma famille et moi. Au total, j’ai fait 6 combats pour me rendre en finale, et j’étais tellement épuisée, mais heureuse. La fille qui a gagné la médaille d’or la mérite. De son côté, son arbre de combat comptait 4 combats au total, car elle n’avait pas perdu le premier », précise Marianne.

Une heureuse rencontre

Une dernière surprise attendait la jeune athlète qui rêve de devenir policière. Deux policiers de Blainville sont venus discuter avec elle et ont accepté d’être pris en photo avec elle, juste avant ses combats.

« Cette photo est désormais accrochée au mur de sa chambre, de plus, nous tenions à remercier le poste de police de Blainville pour ce geste de la part des deux policiers. Et à notre grande surprise, nous avons reçu une lettre du directeur de la police de Blainville, M. Yves Tessier, nous disant qu’au poste, ils sont touchés d’apprendre qu’elle aspire à devenir policière », souligne le père de Marianne. Et selon lui, elle y arrivera. « Elle en rêve, elle en parle, elle veut aider les enfants et changer les choses. »

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