Une médaille d’argent crève-cœur pour Mikaël Kingsbury

  • Publié le 13 févr. 2026 (Mis à jour le 13 févr. 2026)
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Photo Agence Zoom
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(Sportcom) – « On n’est pas si pire que ça. » C’est la phrase qu’a lancée Mikaël Kingsbury à son entraîneur Michel Hamelin en lui faisant l’accolade dans la zone mixte, jeudi, quelques minutes après la finale olympique des bosses qui a été haute en émotions.

Kingsbury était au premier rang provisoire avec une note de 83,71 alors qu’il ne restait que l’Australien Cooper Woods à s’élancer à Livigno. Le résultat de ce dernier : 83,71.

Le chiffre 1 est toutefois apparu près du nom de Woods sur l’écran géant. La note technique étant le premier bris d’égalité donnait l’avantage à l’Australien par 0,70 point.

La déception était palpable dans le non-verbal du Québécois, mais il a rapidement été en mesure de mettre tout ça de côté pour savourer autant que possible sa quatrième médaille olympique.

« Je me sens bien. Je suis vraiment content, mais je ne peux pas croire que ç’a fini aussi proche. C’est quand même une quatrième médaille olympique en quatre départs. Je suis vraiment fier de moi. Mon Dieu que ç’a été proche ! », a partagé Mikaël Kingsbury en zone mixte.

S’il croit avoir reçu une note honnête de la part des juges, le skieur de Deux-Montagnes a tout de même laissé sous-entendre qu’il croyait que sa descente était supérieure à celle de Woods. Il y a cru jusqu’à ce qu’il voit le pointage de l’Australien à l’écran géant.

« C’est crève-cœur, je ne suis pas déçu par contre, c’est juste que c’est si près. J’étais sûr que j’allais voir le chiffre 2 ou 3 à côté de son nom après sa descente, mais 1, ç’a sonné un peu sur le coup. J’ai laissé sortir le méchant. C’est incroyable, une autre médaille olympique ! »

Cooper Woods n’avait jamais remporté de médaille d’or en Coupe du monde. Son seul podium sur le circuit était survenu à Waterville Valley, en 2024, où il s’était classé deuxième, devant Kingsbury et derrière Ikuma Horihima, troisième du jour avec 83,44 points.

« Ce ne sont pas les Olympiques qui vont définir toute ma carrière. J’ai l’impression, dans mon cœur, que j’aurais pu gagner toutes les médailles d’or depuis Pyeongchang, mais bon. Cooper le mérite, mais je pensais que je le méritais plus aujourd’hui. »

-Mikaël Kingsbury

En septembre dernier, Mikaël Kingsbury a subi une blessure à l’aine à l’entraînement. Il s’est montré prudent au cours des derniers mois en faisant l’impasse sur quelques Coupes du monde afin de s’assurer d’être en santé aux Jeux olympiques. Il a toutefois avoué avoir eu quelques périodes de doute en cours de route.

« Avec ma blessure, par bouts, je n’y croyais plus. Mon équipe a fait un travail extraordinaire. J’ai douté quelques fois, surtout quand j’allais voir le docteur et que je recevais des diagnostics. Il y a des fois où je croyais que ça allait marcher et d’autres fois que je ne savais plus. Après la Finlande, on a compris comment bien gérer la blessure et je n’ai jamais regardé en arrière », a conclu Kingsbury.

 

 

Tous les Canadiens en finale

Mercredi, les quatre Canadiennes en lice à l’épreuve des bosses avaient réussi à atteindre la finale. Le scénario a été sensiblement le même jeudi du côté masculin alors qu’Elliot Vaillancourt a rejoint Mikaël Kingsbury et Julien Viel qui avaient obtenu leur billet pour la finale après la première qualification.

Vaillancourt a obtenu 76,25 points en début de journée, avant de récidiver avec une note de 76,85 en première finale. Ce résultat n’a malheureusement pas été suffisant pour passer à la manche ultime, mais a tout de même permis à Vaillancourt de prendre le 14e rang à sa première participation aux Jeux olympiques.

« Je suis tellement content d’avoir progressé constamment aux Jeux olympiques. Je pense que j’en avais un peu plus en finale, j’étais 18e et je savais qu’il fallait que je mette toute la gomme. Je n’ai aucun regret, malgré un petit accrochage au milieu. J’aurais été légèrement déçu si je n’avais pas fait la finale, j’aurais été le seul Canadien, il y avait un peu de pression », a mentionné Elliot Vaillancourt, en riant.

Quant à lui, Julien Viel, deuxième des qualifications, a pris le septième échelon de la première finale avec une note de 80,02. Il n’a pas eu énormément de temps pour reprendre son souffle avant d’être le deuxième à s’élancer en super finale.

Celui qui participe aussi à ses premiers Olympiques a avoué avoir commis quelques erreurs lors de sa dernière descente de la journée et sa note de 79,78 lui a procuré le sixième rang.

« La run de finale a quand même bien été malgré les erreurs. Les conditions ont changé entre les deux descentes, donc j’ai dû changer mes lunettes, mais ça faisait mon affaire parce que j’excelle quand c’est plus nuageux. J’ai bien géré la situation, je suis super content », a indiqué Viel.

Viel avait obtenu exactement le même classement aux Championnats du monde l’an dernier ainsi qu’au classement final des épreuves de Coupe du monde en 2024-2025.

« Sixième, c’est une belle position, mais la sixième place commence à me déranger un peu. Je vais devoir pousser un peu la machine pour aller chercher un peu plus. »

Les bosseurs canadiens auront une autre chance de briller à Livigno avec la toute première compétition en parallèle de l’histoire olympique qui se tiendra dimanche, le 15 février. L’entraîneur Michel Hamelin a aussi mis en garde les journalistes : Mikaël Kingsbury aura faim.

« Mik m’a toujours dit que s’il avait à choisir entre le simple et les duels aux Jeux, il irait aux duels. Il aime ça la vitesse et il y a moins de détails à penser. Il adore ça ! »

 

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