Pour mettre fin à l’intimidation chez les aînés

  • Publié le 13 févr. 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

C’est pour démystifier le phénomène de l’intimidation chez les aînés que la FADOQ Laurentides organise des rencontres de sensibilisations partout dans les Laurentides.
Dans le cadre de sa série Web Contes et Rencontres, la Fédération de l’Âge d’Or du Québec (FADOQ) a récemment enregistré une capsule vidéo lors d’un atelier qui réunissait pour l’occasion des ainés de tous les coins des Laurentides et des élèves de l’école Cap-Jeunesse de Saint-Jérôme sous le thème : Les milles et un visages de l’intimidation.

La même souffrance

Selon France Pelletier, participante aux ateliers de la FADOQ, le principal constat de ces rencontres est que l’intimidation fait autant de ravage chez les jeunes que chez les aînés. « Il n’y a pas tellement de différence en ce qui concerne l’impact, ce sont les mêmes émotions que ça fait ressurgir, c’est plus la forme d’intimidation qui diffère ».

Mme. Pelletier rappelle que l’intimidation consiste en tout acte qu’un individu porte sur un autre pour diminuer son estime personnelle et tirer avantage d’une situation. « Ça peut aller d’une bousculade à des actes plus sournois comme le dénigrement ou la médisance », illustre-t-elle.

Plus exposés

France Pelletier mentionne que les aînés sont souvent exposés aux intimidateurs parce qu’ils sont plus souvent seuls. « Les intimidateurs vont chercher d’instinct à tirer avantage d’une personne vulnérable.Comme les personnes âgées sont souvent plus isolées, le contact avec l’intimidateur est parfois leur seul lien avec le monde extérieur. Ça peut être parfois plus difficile de s’en sortir », illustre France Pelletier qui précise que les proches sont plus souvent qu’on la personne des intimidateurs. « Les personnes âgées vont subir et percevoir l’intimidation selon leur personnalité. Si on a un caractère fort, on est moins facile à intimider », ajoute-t-elle.

Bienveillance

Si on se fie à l’expérience de l’animatrice, dans une relation basée sur l’intimidation, tant celui qui s’est fait intimider que l’intimidateur sont des personnes souffrantes. « On peut parfois poser des gestes intimidants sans vraiment en être conscients. C’est pourquoi c’est important de ne pas rester indifférent quand on est témoin d’un acte qui nous rend inconfortables. Il faut intervenir, ne pas avoir peur de dire ce que l’on ressent. Il faut arriver à dire tout haut que c’est inacceptable pour initier des prises de conscience et briser la dynamique », mentionne Marie-Paule Charbonneau, aussi animatrice à la FADOQ.

« Il faut choisir le bon moment pour intervenir. Mais avec de la souplesse et de l’ouverture, il est possible de changer les choses. »
-Marie-Paule Charbonneau de la FADOQ

Pour obtenir de l’aide ou dénoncer une situation de maltraitance envers les ainés, contacter l’organisme Prévoyance Aînés Laurentides: https://prevoyanceaines.org ou 1 844 551-6032.

 

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