Mont-Tremblant investit 36,5 M$ dans son usine de traitement des eaux usées

Photo: Médialo – Patrice Francoeur
Photo: Médialo – Patrice Francoeur

Mont-Tremblant annonce un projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de traitement des eaux usées du secteur centre-ville.

Selon le communiqué de presse publié par la Ville, cette intervention représente une étape indispensable pour soutenir la croissance démographique que connaît Mont-Tremblant. De plus, cet investissement permettra à la Ville de se conformer aux nouvelles exigences environnementales du gouvernement du Québec. Rappelons qu’en vertu du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées, les villes devront réduire leurs rejets de matières organiques d’ici décembre 2030.

Échelonnés sur une période de deux ans, les travaux comprennent notamment la construction d’un deuxième décanteur, la rénovation des installations existantes et l’ajout d’équipements de redondance. Ces améliorations permettront d’assurer un service fiable du traitement des eaux usées, performant et durable pour les prochaines décennies.

Les coûts du projet sont évalués à 36,5 M$, ils seront financés sur une période de 30 ans par règlement d’emprunt. Le début des travaux est prévu pour cet été, et selon la Ville, ces derniers ne devraient pas avoir d’impact majeur sur la population. Un appel d’offres est en cours pour l’octroi d’un contrat d’ici la fin du printemps.

Toujours selon le communiqué de presse, l’ajout d’équipement moderne devrait permettre d’améliorer l’efficacité du traitement des eaux usées afin de répondre au resserrement des exigences en vigueur, tout en éliminant la nécessité d’évacuer des eaux partiellement traitées vers la rivière (du Diable), lors de travaux d’entretien.

État des lieux

La Ville de Mont-Tremblant assure l’approvisionnement en eau potable grâce à deux usines de filtration, à dix postes de surpression et à sept réserves d’eau, elle traite les eaux usées avec trois usines de traitement et dix-huit stations de pompage.

Pour le maire nouvellement élu, Pascal De Bellefeuille, ces travaux ont de multiples avantages. « Ces travaux, bien que peu visibles, sont essentiels pour l’avenir! Tout d’abord pour l’environnement et notre désir de protection de nos bassins versants, particulièrement celui de la rivière du Diable, et par conséquent la qualité de son eau. Ensuite, l’ajustement de la capacité des traitements pour répondre aux besoins futurs du secteur Centre-ville avec la venue de nouvelles familles et lieux de vie. La nature et la communauté y seront gagnantes. »

Du côté de Mont-Blanc

Le 6 mars dernier, la ministre des Affaires municipales, Geneviève Guilbault, annonçait l’attribution de contributions financières à la hauteur de 5 846 850 $ répartis entre 14 municipalités de moins de 6500 habitants afin qu’elles puissent financer la mise aux normes d’installations individuelles de traitement d’eaux usées domestiques. Parmi celles-ci, mentionnons la Municipalité de Mont-Blanc qui se voit accorder la somme de 572 000$.

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