Fredz débarque à Tremblant

Photo: gracieuseté
Photo: gracieuseté

Âgé d’à peine 24 ans et ayant déjà quatre albums à son actif, le prolifique chanteur s’amène à Tremblant le temps d’un concert qui affiche complet depuis belle lurette. Entretien avec un artiste en pleine ascension.

Celui qui a foulé la scène de la mythique salle parisienne l’Olympia en octobre dernier, au grand plaisir de 2300 fans conquis d’avance, débarque ici avec son nouveau spectacle On s’enverra des fleurs.

Frédéric Carrier, plus connu sous le nom de Fredz a débuté sa carrière dès l’âge de 15 ans en diffusant des vidéos sur Youtube où il chantait en s’accompagnant à la guitare. Il décrit sa musique comme étant un croisement entre la pop, le hip-hop et le rap. La narration en est le fil directeur.

De l’Olympia de Paris à l’église du Vieux-Village de Mont-Tremblant

« C’est la plus petite salle de notre tournée, le spectacle sera intimiste », souligne Fredz. Celui qui performe dans des salles pouvant accueillir de 600 à 1000 spectateurs devra ajuster son tour de chant, mais pas tant.

« Ça nous oblige à nous adapter, notamment sur le plan de la scénographie, tout va être en format plus réduit, mais j’essaie de m’adapter le plus possible, moi j’aime ça autant faire des petites salles comme ça que des plus grandes comme l’Olympia, parce que ça me permet d’avoir une proximité avec le public que j’ai moins dans les grandes salles. » Mais que le public Tremblantois se rassure, Fredz n’offrira pas une version réduite de son spectacle pour autant. Ni le nombre de chansons ni la durée du spectacle ne seront réduits, rassure le chanteur.

L’écriture

Celui qui avait déjà confié avoir souffert de l’angoisse de la page blanche à l’écriture de son premier album a constaté qu’un changement s’est effectué au fil du temps.

« Aujourd’hui, j’écris beaucoup plus sur moi de façon transparente parce que je n’ai plus ce sentiment de n’avoir rien à raconter. J’ai le sentiment que justement ma simplicité, peut-être parce que je ne suis pas nécessairement un être hors du commun, ça m’aide à rejoindre plus les gens normaux, en étant normal. L’écriture de mon dernier album s’est fait beaucoup plus facilement. »

C’est beaucoup d’amour pour un seul homme

À Paris, c’était une foule de 2300 admirateurs en liesse. C’est beaucoup d’amour d’un seul coup. Comment se sent-il une fois la poussière retombée?

« C’est sûr qu’il y a des hauts et des bas. Les hauts sont vraiment hauts, puis les bas, ça risque d’être aussi assez bas. Moi j’ai toujours géré ça. J’essaie d’avoir un équilibre possible dans ma vie, entre mes amis, ma blonde, la pratique de sports… il n’y a rien d’équilibré dans une vie d’artiste. Mais ouais, après Paris, tu vois, ça m’a pris facilement trois semaines pour m’en remettre. Puis pendant trois semaines, c’est comme si je suis sur un nuage, puis après ça, il y a une redescente. Après ça, tu as l’impression de ne ressentir plus grand-chose parce que tu as senti quelque chose de tellement fort. Donc voilà, ça fait partie du jeu, mais c’est quand même le <@Ri>fun<@$p> de vivre comme ça parce que ce n’est pas plate. »

 

Les aléas de la popularité

La popularité peut parfois venir avec son lot d’inconvénients, comme la perte d’une certaine intimité, comme de se faire reconnaître et interpeller lors de l’exécution des tâches banales du quotidien, comme faire son épicerie.

« Les Québécois sont super respectueux, mais c’est sûr que ça dépend de la culture dans laquelle je suis, tu vois en France, les gens qui me reconnaissent sont un petit plus intenses qu’ici. Mais ici, oui, on me reconnaît quand même de plus en plus dans la rue, puis c’est quelque chose que moi j’adore, je trouve ça le fun de rencontrer mon public. »

Et s’il n’a tout simplement pas envie de se faire reconnaître?

« J’ai mes techniques, grâce à mon physique, je peux facilement enfiler une tuque puis retirer mes lunettes, puis là je passe vraiment incognito, si je vais faire l’épicerie. »

C’est le 21 mars à 20 h, à l’église du Village (1829, chemin du Village), c’est à guichets fermés.

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