Décloisonner pour mieux apprendre à lire

  • Publié le 20 nov. 2025 (Mis à jour le 20 nov. 2025)
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Photo: gracieuseté
Photo: gracieuseté

Alors que l’on constate que plusieurs élèves éprouvent des difficultés de lecture, le personnel du Campus primaire Mont-Tremblant, pavillon Tournesol propose avec une initiative innovante.

Dans un communiqué de presse, le Centre de services scolaire des Laurentides (CSSL) annonce la mise en œuvre d’un projet de décloisonnement en lecture à la première année du deuxième cycle au Campus primaire Mont-Tremblant, pavillon Tournesol. Cette initiative vise à offrir un enseignement différencié et adapté aux besoins des élèves afin de renforcer le développement des stratégies de lecture.

Qu’est-ce que le décloisonnement ?

Selon le site du ministère de l’Éducation, le décloisonnement est une approche pédagogique collaborative qui vise à sortir du modèle traditionnel où chaque enseignant travaille de façon isolée avec son propre groupe-classe.

Une organisation flexible

Ainsi donc, chaque semaine, lors d’une période commune, toutes les classes d’un même niveau sont réunies pour être ensuite réparties en sous-groupes selon leurs forces et leurs besoins spécifiques. Une organisation flexible qui permet un accompagnement ciblé favorisant la compréhension, la consolidation des stratégies de lecture et l’enrichissement pour les élèves plus avancés.

Pour mieux apprendre

L’info s’est entretenu avec Magali Bourque, directrice adjointe du Pavillon Tournesol et Dominique Gendreau, enseignante dans le même établissement. « On a effectué un test diagnostique pour évaluer les capacités des enfants en lecture. On voyait qu’il y avait certaines lacunes. On s’est rapidement rendu compte que pour un grand nombre d’entre eux, c’était plus difficile. Arrivés en 3e année, les compétences des élèves en lecture n’étaient souvent pas acquises », explique la directrice adjointe.

Elle poursuit en soulignant que les compétences en lecture varient beaucoup entre les élèves d’une même classe. Elle précise qu’il est impossible pour une enseignante de s’asseoir avec un seul élève qui éprouve des difficultés pendant 30 minutes. « J’ai alors proposé cette idée de décloisonnement, de former des groupes de même force parmi toutes les classes d’un même niveau. »

Le test diagnostique a permis d’évaluer les capacités de tous les élèves des cinq classes de 3e année. Ils ont pu repérer huit élèves qui avaient le plus grand besoin d’être encadrés. Ces huit élèves ont été confiés à deux orthopédagogues. Le reste des élèves a été réparti en six groupes différents selon leur force. Les activités de décloisonnement en lecture ont lieu deux fois par semaine. En regroupant les élèves qui ont le même niveau de compétence en lecture, l’apprentissage est plus personnalisé. « Avec les plus forts, on peut les amener plus loin, on peut créer une pièce de théâtre, par exemple », précise Mme Bourque.

« L’apprentissage se fait par la littérature jeunesse, surtout pour les élèves les plus faibles. Pour les plus forts, on a déniché des textes qui sont adaptés à leur niveau », précise l’enseignante Dominique Gendreau.

 

Ça se poursuit à la maison

En tant qu’enseignante, Dominique Gendreau souligne l’importance de la lecture à la maison. « On sait que si un enfant lit à plusieurs reprises un certain mot, ce dernier sera enregistré dans son cerveau. On valorise beaucoup la lecture à la maison et l’on sensibilise les parents à inciter leurs jeunes à lire chaque jour, mais ce qui se passe à la maison, ça ne nous appartient pas », souligne-t-elle.

Des résultats prometteurs

« Je travaille auprès des jeunes qui éprouvent le plus de difficultés à lire et je peux affirmer que de cours en cours, je constate une amélioration. Je remarque aussi un intérêt de leur part à comprendre les mots. Aujourd’hui, on faisait une lecture sur les animaux de la savane, et plusieurs élèves m’ont posé des questions sur la signification de tel ou tel mot. Je constate un plus grand intérêt depuis le décloisonnement », se réjouit l’enseignante.

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