Amadou, Marie et Mouhamed, un heureux parcours d’immigrants

Photo: Médialo - Patrice Francœur
Photo: Médialo – Patrice Francœur

Des parcours d’immigrants sans embûches majeures, ça existe. En voici un exemple, et il est empli du soleil d’Afrique.

Amadou Ba et Marie Ndaw sont originaires du Sénégal, mais c’est alors qu’ils travaillaient au Maroc qu’une offre de venir au Canada est apparue. Ils sont arrivés ici à Mont-Tremblant en décembre 2020, accompagnés de leur fils, Mouhamed, à peine âgé de 13 mois, alors que l’hiver et la pandémie de Covid 19 battaient leur plein.

« C’est vrai qu’au début ça n’a pas été facile. Il a fallu s’adapter. Mais par la suite, on s’est familiarisé. Mont-Tremblant, est devenu notre communauté », se rappelle Marie. Elle constate rapidement qu’à cette époque, il n’y avait pas beaucoup d’étrangers sur le territoire et alors qu’elle travaille dans une épicerie, les gens venaient à elle en lui disant qu’il la reconnaissait parce qu’ils l’avaient vue se balader avec son enfant.

De leur propre aveu, leur garçon s’est intégré à la perfection à la société québécoise. « Il a appris à parler ici, il parle québécois, puis il va à l’école ici, il pratique tous les sports d’été et d’hiver. »

Amadou et Marie déplorent qu’ils manquent du temps pour pratiquer des sports. Leur entreprise les garde occupés sept jours sur sept.

Marie ne s’est pas éternisée à l’épicerie et Amadou, qui a travaillé dans un restaurant au pied de la montagne n’a pas tardé à ouvrir son propre service de traiteur. Ce sont des entrepreneurs dans l’âme. Ils ont aménagé leur cuisine professionnelle au sous-sol de leur résidence.

Ils sont passé par toutes les étapes, obtention de leur permis de travail et compagnie, ils sont désormais résidents canadiens.

Photo: Médialo – Patrice Francœur

Cuisine Afro-mondiale

Leur entreprise, baptisée du nom de famille d’Amadou, Ba, prépare de savoureux mets accents Afro-mondiale, ces derniers n’ont pas tardé à trouver des adeptes dans la région. Que ce soient des plats cuisinés, des buffets ou des services de traiteur pour toutes occasions, le jeune couple ne chôme pas, leur entreprise connait une croissance constante. Bien qu’Amadou ait su s’adapter et offre une variété de plats bien connus de la population locale, il aime aussi faire découvrir de nouvelles saveurs à sa clientèle. Mais l’approvisionnement en denrées africaines n’est pas toujours une mince tâche. « J’arrive à m’approvisionner pour la plupart des ingrédients dans les épiceries et les fruiteries locales, on a aussi la chance d’avoir accès à une épicerie africaine tout près d’ici à Mont-Blanc. Si je ne trouve pas un ingrédient, je m’occupe moi-même d’en faire l’importation directement d’Afrique. »

En rétrospective

Et si c’était à refaire, referaient-ils les choses de la même façon?

« On n’est jamais à 100% satisfaits dans la vie (rires), ce n’est jamais facile de quitter ses racines et de s’installer ailleurs », souligne Marie.

Elle ajoute que leur fils se sent vraiment chez lui ici. « C’est vrai qu’il a hâte d’aller au Sénégal, il aime aller au Sénégal et tout. Mais c’est sûr qu’aujourd’hui si on lui annonçait qu’on repartait, il serait déraciné, c’est vraiment lui l’ancrage. »

Mouhamed maintenant âgé de 6 ans est résolument un sportif, outre le soccer qu’il pratique été comme hiver, le jeune garçon aime chausser ses skis dévaler les pentes du mont Tremblant, enfiler ses patins et glisser sur les patinoires de la municipalité. « Je fais aussi du taekwondo, et de la natation », ajoute-t-il. Mais après une telle dépense d’énergie, il faut se rassasier n’est-ce pas? Demandez-lui lequel des plats que son père mijote est son préféré, il vous répondra sans aucune hésitation. « Le mafè! » Ce plat de la cuisine ouest-africaine à base de riz, de viande ou de poisson, auquel on ajoute des légumes et que l’on sert avec une onctueuse sauce de pâte d’arachide. Un plat roboratif pour un athlète d’ici.

Des projets

Amadou et Marie souhaitent développer leur entreprise en ajoutant un restaurant, ils sont d’ailleurs en recherche active d’un local pour concrétiser leur projet. « C’est ça que les gens nous réclament en ce moment, un restaurant! Il faut savoir que nous on a démarré de zéro. Sans prêt ni rien du tout. »

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