Nature et infrastructure, atouts de développement

  • Publié le 6 oct. 2026 (Mis à jour le 6 oct. 2026)
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Photo: BAnQ
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J’aborde le développement de 1880 à 1900.  Quelques paroisses prennent racine au-delà de la Repousse, les fermes s’agrandissent, les mariages se célèbrent et les naissances s’annoncent.  La Conception s’ajoute en 1883, des noyaux villageois s’implantent et font naître des infrastructures pour répondre à de nouveaux besoins. 

Un texte de Jocelyne Patry

À Huberdeau, les Pères de Monfort assurent la cure à partir de 1891 et, en 1892, est béni un Calvaire érigé sur une colline surplombant le village et est créé un orphelinat « agricole ». Les presbytères-église deviennent dépassés et nécessitent la construction de « vraies » églises à Saint-Jovite (1889), à Saint-Faustin (1894) et à La Conception (1898), les petites écoles de rang, toujours utiles en campagne, assistent à l’arrivée du couvent des Filles de la Sagesse à Saint-Jovite en 1890.  Le nombre de transactions des terres amène un notaire, Pierre Abondius Barrette la même année, il se double de la fonction de gérant de la Merchants Bank of Canada (future Banque de Montréal).  Avec l’augmentation de la population, l’arrivée d’un train est souhaitée pour faciliter l’accès aux marchandises, aux familles éloignées et pour régulariser la poste.  Finalement, les « gros chars » s’arrêtent enfin à Saint-Faustin (Lac Carré) en 1892, à Saint-Jovite et au lac Mercier en 1893.  La construction de gares accompagne ce progrès et des hôtels commencent à accueillir les voyageurs… Sur les espaces routiers, quelques ponts remplacent les chalands pour traverser La Rouge ou La Diable : en 1883, premier pont à La Conception et, à Saint-Jovite au bout de la rue Principale vers l’ouest, en 1888.

En 1895, le parc du Mont-Tremblant est délimité, mais les chantiers se perpétuent sur le territoire. Si les contremaîtres, les bûcherons et les draveurs sont toujours à exploiter la forêt, les travailleurs sont maintenant des gars de la région immédiate qui, en période hivernale, arrondissent leur maigre revenu pour améliorer le sort de leur famille.  Les dirigeants de la compagnie forestière Perley ont d’ailleurs installé leurs quartiers généraux à proximité de la gare en 1893 et assurent en cette fin de siècle une expansion rapide de Saint-Jovite-Station. Ils forment une enclave anglophone et protestante.  Les moulins à scie sont maintenant nombreux aux alentours : moulin François Léonard (1877), moulin David (1890), moulin d’Huberdeau et plusieurs autres.  Les temps restent durs, mais la vie s’organise…

À la fin du XIXe siècle, de nombreux artisans dans des domaines variés participent à l’expansion des nouvelles colonies du Nord : forgerons, voituriers, ébénistes, boulangers, menuisiers, maçons, plâtriers, ferblantiers.  À Saint-Jovite même, pas moins de neuf magasins offrent denrées, provisions et autres marchandises à la population.

Pour un complément historique allant d’avant 1860 jusqu’en 1970 : exposition Nature et infrastructure, atouts de développement, hôtel de ville de Mont-Tremblant, du 15 octobre au 14 novembre 2026.

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