Cérémonie d’ouverture de la FIFA à Toronto: une danseuse de Mont-Tremblant aux premières loges

  • Publié le 22 juin 2026 (Mis à jour le 22 juin 2026)
  • Lecture : 3 minutes

Elisabeth Leroy, danseuse professionnelle et chorégraphe de Mont-Tremblant a pris part à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de soccer à Toronto.

La cérémonie d’ouverture officielle canadienne de la Coupe du Monde de la FIFA s’est tenue au Stade de Toronto (BMO Field), le 12 juin dernier. L’événement a marqué le coup d’envoi du match inaugural entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine qui s’est soldé par un verdict nul de 1-1. Une foule monstre de 45 000 spectateurs y a assisté.

Mais avant que les joueurs ne foulent le terrain, les spectateurs ont eu droit à un spectacle qui a débuté par l’hymne national interprété par Alanis Morissette. Plus tard, ce sont 125 danseurs qui ont envahi le stade dans une chorégraphie signée par le québécois Alex Francoeur, dans laquelle une trentaine de danseurs de la belle province se sont exécutés, parmi eux : Elisabeth Leroy une danseuse d’ici.

Celle qui enseigne au Studio Dimension Danse de Mont-Tremblant s’était rendue dans la ville Reine au mois de mars pour participer aux auditions, un mois plus tard, elle apprenait qu’elle avait été sélectionnée. La danseuse s’établit donc à Toronto pour une période de deux semaines afin d’assister aux pratiques en vue du grand spectacle.

Pas une question d’argent

Bien que les danseurs aient été rémunérés, ils devaient assumer leurs frais d’hébergement et de restauration. « C’est un peu le genre de compromis qu’en tant que danseur au Québec on doit faire parce que ce n’est pas souvent qu’on a de grosses opportunités comme ça », relativise la danseuse.

Elle précise que c’est une expérience qui arrive une fois dans une vie parce que la Coupe du Monde se tient aux quatre ans dans des pays différents. « C’est peut-être une des seules fois du moins de mon vivant que je peux vivre une telle expérience en tant que danseuse. »

L’expérience

À l’instar des chanteurs qui performent dans d’immenses stades, les danseurs devaient porter des In-Ears (oreillettes) afin de suivre le rythme. « On devait les porter pour danser parce que le stade est tellement vaste que la chanson a de l’écho dans le stade. Donc, entre ce que nous entendons dans nos écouteurs, puis entre ce que les gens dans le public entendent, il y a une différence. »

C’est sans compter que les chorégraphes leur donnaient simultanément des instructions.

« L’effet de foule, c’est vraiment quelque chose qui vient me chercher. L’effet de masse, les cris des gens, ça résonne tellement dans un stade, c’est comme si je ne pouvais faire autrement que de sourire, même si je me disais que je devais cesser de sourire, c’était plus fort que moi, j’ai affiché un large juste le sourire tout au long de la performance », se remémore la danseuse.

Les défis techniques

La consigne qu’on leur avait donnée était sans équivoque : il faut à tout prix éviter d’endommager la pelouse que les joueurs fouleront quelques instants après leur performance.

« On avait des restrictions au niveau des mouvements parce qu’il ne fallait absolument pas abimer le terrain. C’était important. Le chorégraphe devait faire attention à certains mouvements. Il y a certains mouvements qu’on ne pouvait pas exécuter. » Elle explique que juste le fait de tourner sur soi-même (twist) pouvait abimer le gazon.

De retour au bercail

Elisabeth est de retour à Mont-Tremblant et se remet peu à peu de ses émotions. Elle gardera de ces 10 minutes qu’aura duré cette performance, un souvenir impérissable. Son souhait? Que ce genre d’événement puisse faire rayonner son métier de danseuse, et ce, même loin des grands centres urbains.

« Malheureusement, la danse ce n’est pas quelque chose encore que l’on reconnaît à son plein potentiel. Les gens ont du mal à saisir qu’on puisse en faire une carrière. De plus, je trouve important de mentionner que lorsqu’on vient d’une région où on a moins accès à des studios, c’est plus complexe. Mais ce n’est pas parce qu’on vient de Mont-Tremblant qu’on ne peut pas aspirer à de grandes choses. »

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