La Coupe Caribou, presque trentenaire

  • Publié le 31 mars 2026 (Mis à jour le 31 mars 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo: Médialo - Patrice Francœur
Photo: Médialo – Patrice Francœur

Signe que le printemps est arrivé, dès l’aube, le 28 mars dernier, une file d’attente s’est formée devant le bar Le P’tit Caribou. Passage obligé pour les courageux qui veulent leur laissez-passer pour la Coupe Caribou.

Les braves skieurs et planchistes qui désirent participer à l’événement doivent s’y prendre tôt, tant les places sont convoitées. La Coupe Caribou peut accueillir un maximum de 125 participants. Et les inscriptions se font le jour même de la tenue de l’événement.

Bientôt 30 ans et l’événement ne s’essouffle pas, loin de là. Les organisateurs parviennent même à le réinventer, question de continuer à surprendre le public qui, lui, est toujours au rendez-vous.

Ce sont quelque 125 skieurs et planchistes n’ayant pas froid aux yeux qui se sont donné rendez-vous au pied de la Flying Mile pour s’éclater et célébrer la fin de saison de ski. Organisé par Le P’tit Caribou, un bar reconnu pour ses après-skis festifs au mont Tremblant, l’événement attire des sportifs d’un peu partout du Québec, du Canada et même de l’étranger.

Les nombreux spectateurs présents ont été témoin des prouesses des skieurs et des planchistes déguisés dévaler la piste sur plusieurs centaines de mètres pour ensuite tenter de surfer sur les eaux glaciales d’un bassin de plus de 30 mètres de longueur.

Pour la petite histoire

Mais d’où vient cette folle idée ? « Ce sont les anciens propriétaires du bar qui ont eu l’idée de cet événement festif et rassembleur pour souligner la fin de la saison de ski à Tremblant, à l’époque j’y étais employé », explique Josh Wilson maintenant co-propriétaire du bar Le P’tit Caribou et organisateur de l’événement. « Au début, l’événement était chronométré, mais on jugeait que c’était devenu dangereux, les gens allaient trop vite pour avoir une place sur le podium. Désormais, on remet plutôt des prix aux meilleurs costumes et aux meilleures débarques », ajoute M. Wilson.

À quoi s’attendre en qui à trait à la température de l’eau ? « Elle est ‘’frette’’, il ne faut pas s’y attarder trop longtemps, on a d’ailleurs un homme-grenouille qui aide les participants à s’en extirper rapidement, il peut aussi aller chercher les skis et les planches qui seraient malencontreusement restés au fond de l’eau. Les skieurs peuvent ensuite aller se réchauffer dans le jacuzzi. Ça demeure un événement sécuritaire, il n’y a jamais eu de fâcheux accident », souligne l’organisateur.

Une 29e édition réussie

L’info était sur place samedi dernier, et force est de constater que l’événement continue de réjouir participants et spectateurs. Des centaines d’entre eux s’étaient massés le long de la Flying Mile pour encourager les skieurs et planchistes endimanchés.

Daniel Magnan / Photo: Kevin Lemaire / Tremblant

Le journal s’est entretenu avec Daniel Magnan, un patrouilleur à la Station âgé de 68 ans, il en est à sa 22e participation. « Je suis toujours le deuxième à m’élancer, le premier étant toujours un invité-surprise. En 22 participations, je ne suis tombé que deux fois. » Il ajoute qu’il était ravi de ne pas tomber cette année. « Cette année, l’eau était particulièrement froide. Au petit matin, une glace s’était formée en surface, il a fallu la retirer avant que les skieurs ne s’élancent. »

Une foule bruyante

Damien Calvet est venu de Montréal pour assister à la Coupe Caribou, une première pour lui. « J’en avais entendu parler, ça a piqué ma curiosité, je n’ai pas été déçu, c’est rigolo et festif. » Il poursuit en ajoutant qu’il a été impressionné par les efforts déployés par les participants afin de se présenter à la ligne de départ avec un costume original. « On en a vu de toutes les couleurs, du poulet au Pokémon en passant par le pilote de course, certains étaient même plutôt dévêtus malgré un mercure qui avoisinait –5 °C. »

Ceux qui réussissent l’exploit de surfer sur toute la distance du bassin sans trébucher et terminer l’épreuve bien au sec sont acclamés par la foule. Les moins chanceux qui ratent leur amerrissage et se retrouvent dans l’eau glaciale ont droit à la même clameur de la foule.

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