Persévérance scolaire : des chiffres qui en disent long

  • Publié le 10 févr. 2026 (Mis à jour le 10 févr. 2026)
  • Lecture : 2 minutes

L’institut de la statistique du Québec (ISQ) compile une foule de données en ce qui concerne le parcours scolaire des jeunes d’ici. Survol.

Sans diplôme ni qualification au secondaire

Au Québec, le taux de sorties sans diplôme ni qualification au secondaire en formation générale des jeunes (FGJ) s’élève à 14 % pour la cohorte d’élèves sortants de 2023-2024. Il est en baisse par rapport au taux de 2022-2023 (15 %) et de celui de 2021-2022 (16 %). La diminution constatée les deux dernières années survient après une hausse de 2,5 points de pourcentage entre les cohortes de 2020-2021 et de 2021-2022, et s’inscrit dans une tendance à la baisse observée au cours des 20 dernières années. Le taux était de 22 % pour la cohorte d’élèves sortants en 1999-2000.

Là où ça ne change pas, c’est que chaque année, le taux des garçons est supérieur à celui des filles. Cependant, l’écart entre les sexes a diminué au cours des 20 dernières années. Il est de 5 points de pourcentage pour la cohorte d’élèves sortants en 2023-2024. Cette réduction s’explique par une diminution du taux plus prononcée chez les garçons (-11 points de pourcentage) que chez les filles (-4,4 points de pourcentage) au cours de la période.

Aspirations scolaires

En 2010, alors qu’ils étaient âgés de 12 ans, les garçons étaient plus nombreux en proportion que les filles du même âge à espérer suivre une formation professionnelle menant à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) (9 % contre environ 6 %). En 2013, la proportion était toujours plus élevée chez les garçons, alors que les jeunes étaient âgés de 15 ans (environ 16 % contre 6%).

À l’inverse, les filles étaient proportionnellement plus nombreuses que les garçons à espérer faire des études universitaires en 2010 (67 % contre 50 %). C’était toujours le cas en 2013, alors que les proportions respectives étaient de 66 % et 49 %.

Mentionnons également qu’en 2013, les garçons étaient proportionnellement plus nombreux que les filles à être indécis quant au plus haut niveau de scolarité qu’ils souhaitaient atteindre (13 % contre 9 %).

Fait intéressant : les aspirations scolaires des garçons avaient changé entre l’âge de 12 ans et de 15 ans, mais pas celles des filles. En 2013, la proportion de garçons qui souhaitaient arrêter leurs études après l’obtention de leur diplôme d’études secondaires (DES) avait diminué (5 % contre 12 % en 2010). La proportion de garçons qui désiraient arrêter leurs études avant la fin du secondaire était également moins élevée (1,6 % contre 3,7 % en 2010). Par ailleurs, la part de ceux qui souhaitaient suivre une formation professionnelle menant à l’obtention d’un DEP avait augmenté de 2010 à 2013 : elle était passée de 9 % à 16 %.

Décrocher un diplôme universitaire

En ce qui concerne les jeunes de 29 ans ou moins, le taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat 6 ans après l’inscription est resté stable entre la cohorte d’étudiants inscrits en 2005 et la cohorte de celles et ceux inscrits en 2018 (il demeure un peu au-dessus de 80 %). Pour toute la période, les femmes affichent un taux de diplomation supérieur d’environ 7 points de pourcentage à celui des hommes.

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