Triathlon 5150 et Ironman 70.3: au-delà des chiffres, il y a les histoires

  • Publié le 9 juin 2025 (Mis à jour le 19 sept. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Josée Francoeur
(Photo gracieuseté)
Marie-Josée Francoeur (Photo gracieuseté)

Encore cette année, Mont-Tremblant sera l’hôte de ces 2 événements d’endurance qui ne perdent pas en popularité.

5150

En additionnant 1,5 km de natation en eau libre à 40 km de vélo et à 10 km de course à pied, on obtient 51.50. La bien nommée épreuve aura lieu le samedi 21 juin. L’épreuve de distance olympique accueillera plus de 1600 athlètes provenant de 10 pays, dont les États-Unis, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la France et les Pays-Bas. Ce sont 95 % des athlètes qui sont du Canada, dont 80 % du Québec. La région des Laurentides est fièrement représentée par 270 athlètes.

70.3

Ici aussi, le nom désigne la distance cumulative des trois disciplines, mais en miles cette fois-ci. C’est l’épreuve reine du week-end. Le 70.3 attire encore plus d’étrangers que son petit frère le 5150. En effet, des athlètes provenant de 63 pays différents plongeront dans les eaux du lac Tremblant.

Parmi eux, près de 82% sont canadiens, dont 57% du Québec, plus de 400 participants proviennent des Laurentides et 652 de Montréal.

L’an dernier, chez les hommes, le premier à franchir le fil d’arrivée était le Canadien Lionel Sanders, avec un temps de 3:35:11. Chez les femmes, c’est Paula Findlay, également du Canada, qui est montée sur la plus haute marche du podium avec un temps de 4:01:00.

Au-delà des statistiques, il y a les individus

Mais au-delà des chiffres et des statistiques, il y a les athlètes, et nombre d’entre eux ont, en lien avec le 70.3 et le 5150, des histoires à raconter. Prenons par exemple Marie-Josée Francoeur de Mont-Tremblant qui a dû annuler sa participation l’an dernier. Elle combattait un cancer. La voici de retour cette année, accompagnée de sa fille Clara et de son conjoint, Étienne. Au moment de l’inscription, Marie-Josée souhaitait nager les 1,9 km, enfourcher son vélo pour parcourir les 90 km (et son dénivelé positif), mais laisser à sa fille le soin de courir les 21,1 km. « Mais ma récupération depuis mes traitements ne se déroule pas aussi rapidement que je l’aurais souhaité, je vais donc me concentrer sur la natation et laisser mon conjoint rouler les 90 km », précise l’athlète.

Réadaptation et mise en forme

Marc Lajeunesse de Ferme-Neuve est sportif depuis son plus jeune âge. Au milieu de la cinquantaine, il s’est mis au triathlon à la suite d’une grave blessure à la cheville survenue lors d’un match de hockey. « Mon orthopédiste m’a annoncé que je boiterais fort probablement pour le reste de ma vie puisqu’il devait m’insérer une tige de métal, ainsi que 12 vis pour réparer ma blessure », se rappelle le triathlonien. Il ajoute qu’il a toujours été impressionné par les athlètes qui font des triathlons, mais ne sachant pas nager, il n’osait croire qu’il puisse un jour participer à une telle épreuve.  La natation s’est avérée être une excellente activité pour retrouver la mobilité de sa cheville, il a ensuite commencé des cours de natation. « L’an passé, j’ai participé au 5I50 et j’ai adoré mon expérience.  Cette année, à 56 ans, je fais le Ironman 70.3 afin de repousser mes limites et prouver que malgré de graves blessures on peut réaliser nos rêves même s’ils semblent parfois inatteignables. »

Benoit Martel, de Nominingue, exerce le métier de pompier pour cette même municipalité. Il y a quelques années, lorsque l’aiguille de son pèse-personne a indiqué 230 livres, ça a tiré la sonnette d’alarme. « J’ai décidé de me prendre en main et ça s’est fait par le sport, mais aussi par la nutrition. Je dis toujours que la quatrième discipline d’un triathlon c’est la nutrition. » Le pompier-athlète participera au 70.3.

Des visages connus

Né à Calgary, mais vivant désormais en Utah, James Lawrence alias « Ironcowboy » a déjà franchi le fil d’arrivée de cent Ironman… en 100 jours consécutifs. Conférencier et athlète d’endurance hors norme, il a été désigné « l’homme le plus endurant du monde », par le magazine <@Ri>Success<@$p>. L’athlète et père de famille de 5 enfants participera au 70.3.

Soulignons aussi la présence de Pascal Morrissette, animateur et comédien qui en sera à sa première participation à un triathlon. Il prendra le départ du 5150. L’humoriste Maxim Martin, quant à lui, a déjà plusieurs participations à son actif, et ce, toutes distances confondues. Cette année, il se frottera au 70.3.

De tous les groupes d’âge

À 17 ans, Charles-Antoine Perron est le plus jeune des participants, le plus âgé, Joe Barnes a 80 ans. Quant à la participation féminine, cette année, les femmes représentent 30% des athlètes inscrites au 70.3 et de 44% au 5150.

 

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