Quand la communauté se mobilise pour donner au suivant

  • Publié le 13 mai 2024 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Depuis bon nombre d’années, l’organisme La Samaritaine vient en aide à la communauté de Mont-Tremblant et des alentours. Grâce aux dons multiples et à la récupération, l’endroit peut survivre et adoucir la vie de plusieurs.

La Samaritaine participe au bien-être de la population depuis une vingtaine d’années. « Tout ce qui est revendable, nous on le remet en vente. Avec ces sous-là, on fait vivre la Samaritaine dans ses œuvres. C’est du réemploi pour éviter le site d’enfouissement, autant que possible. Le réemploi, c’est au cœur des solutions », soutient Caroline Dumouchel, directrice générale de La Samaritaine.

Une soixantaine de bénévoles et huit travailleurs se mobilisent donc pour que cette chaîne fonctionne et soit bénéfique pour tous. C’est en fait la friperie communautaire Chez Sam, reliée à l’organisme, qui finance les œuvres de La Samaritaine. Aussi, le pavillon Claude Émond fait partie de La Samaritaine et on peut y trouver des meubles seconde main. « C’est à la mode l’économie circulaire, donc pour nous, on veut vraiment s’en aller là-dedans. »

1 M$ en soutien

Mme Dumouchel précise que La Samaritaine n’est pas financée par le gouvernement et qu’avec les profits amassés par les ventes de Chez Sam, l’organisme a pu remettre en dons, une valeur de 1 M$ à la communauté cette année. « On n’a pas de campagne de financement. C’est vraiment parce qu’on reçoit de très beaux dons qu’on vient à bout d’en vendre, que tout le monde participe à la mission de La Samaritaine parce qu’ils comprennent que c’est (Chez Sam) une friperie communautaire et que l’argent est retourné dans la communauté. »

« On n’est pas là pour faire de l’argent, on est là pour aider. »
-Caroline Dumouchel

Des centaines de personnes

On compte entre 300 et 500 personnes par jour qui se présentent à l’organisme. « Ces gens viennent soit faire des dons, des achats ou demander de l’aide au comptoir alimentaire. C’est quand même une très grande partie de la population qui vient et qui comprend que ça fait plus de 20 ans qu’on participe au bien-être de la communauté. Nous, on veut développer le potentiel des gens », ajoute Mme Dumouchel.

Cours de francisation gratuits pour les nouveaux arrivants, cuisine collective et soutien aux autres organismes font partie des services qu’offre La Samaritaine également.

Par ailleurs, question de ne jamais manquer de ressources, les épiciers, restaurateurs, traiteurs et hôteliers de la région aident aussi l’organisme à récupérer de la nourriture encore fraîche, meubles ou literie qui pourraient servir à quelqu’un.

Consciente de la chance qu’elle a de recevoir autant de collaboration des partenaires, Mme Dumouchel rappelle que l’engagement et l’entraide sont essentiels. « Dans notre communauté, où il y a quand même beaucoup de richesse, il ne devrait y avoir personne qui a froid ou qui a faim. Ça, c’est impossible. Venez nous demander de l’aide, on va vous en trouver », conclut-elle.

 

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